L’équipe des prêtres de Tournai-centre se réduit, comme dans d’autres unités pastorales. La modification de l’horaire des eucharisties dominicales s’impose. Elle devra tenir compte des possibilités techniques et spirituelles de ceux qui président l’eucharistie, mais plus encore des enjeux missionnaires de nos rassemblements. Je veux garder comme principe cette vision du pape François exprimée en 2013 dans La joie de l’Évangile : « J’imagine un choix missionnaire capable de transformer toute chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale devienne un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel, plus que pour l’auto-préservation [… afin de favoriser] la réponse positive de tous ceux auxquels Jésus offre son amitié. » (Evangelii gaudium, № 27) Voilà ce que nous ferons.
Je n’ai pas de devise, mais une intuition : mettre le Christ au centre, encourager chacun à s’attacher personnellement à Jésus. Car si Dieu est venu en personne dans le monde, cela ne peut que nous conduire à entretenir une relation personnelle avec lui, dans l’attachement, dans l’amour, dans le fait de se bouger pour lui. Nous le ferons en cherchant à être à l’unisson de l’Église, car malgré ses imperfections elle est l’épouse du Christ. C’est pour la rendre belle et fidèle qu’il a donné sa vie. Et il n’y a pas d’autre chemin que l’Église pour connaître véritablement le Christ.
Et ainsi nous deviendrons davantage frères et sœurs et notre témoignage fera du bien au monde. C’est ainsi que nous pourrons inventer de nouveaux moyens de faire connaître l’amour de Dieu, de consoler, de réconcilier, d’aider chacun à sortir de ses ornières et donner le meilleur de lui-même. Je vous donne l’image de la roue de vélo. Les rayons ne se rapprochent qu’en allant vers le centre, et c’est ainsi qu’ils peuvent vraiment jouer leur rôle.
Pour continuer notre rassemblement j’ai souhaité que nous puissions nous retrouver autour d’un buffet auberge espagnole, histoire de pouvoir s’attarder plus longuement et de favoriser les liens entre nous. L’accueil, l’attention aux autres dans nos assemblées est un sujet sur lequel, nous catholiques, devons sûrement progresser. Alors je vous donne un défi : parler cet après-midi à au moins deux personnes que vous ne connaissez pas. Si nous sommes nombreux à le faire, personne ne restera sur le carreau.

