Ne différons pas notre conversion !
homélie du 3e dimanche de carême C, 23 mars 2025
Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu pour mériter cela ? » Nous avons tous déjà entendu une phrase de ce genre, ou nous l’avons nous-mêmes pensé. Jésus nous fait sortir résolument de ce schéma de raisonnement qui nous coupe de Dieu. Les Galiléens massacrés par Pilate ou les habitants de Jérusalem tués par la chute de la tour de Siloé n’étaient pas plus en froid avec Dieu que les autres (Lc 13,1). Réfléchir sur les bienfaits qui devraient nous arriver parce que nous nous serions attiré les bonnes grâces du Seigneur est un mode de pensée très centré sur nous-mêmes et nos projets. Mais vous vous rappelez : « qui cherchera à sauver sa vie la perdra… » (Lc 17,33). Le Seigneur nous invite à un décentrement radical.
Désirer le cœur merveilleux du Christ
homélie du 2e dimanche de carême, 16 mars 2025
Pendant le carême nous cherchons à vivre du Christ, à accueillir sa vie en nous et la laisser se déployer. Nous voulons qu’il nous saisisse et qu’il nous donne sa paix, sa joie, sa force, sa lumière. À un moment donné de notre lecture de l’Évangile, l’évangéliste nous fait voir la gloire de Jésus dans cet épisode de la Transfiguration. À travers l’éclat du visage du Christ et de ses vêtements, c’est comme si nous était adressé un : « regarde toute la richesse de son être ! »
vie chrétienne et développement personnel
homélie du 1er dimanche de carême, 9 mars 2025
À première vue, les tentations que Jésus affronte au désert ont plutôt un air exotique. Mais vous allez découvrir que ce sont les nôtres, et que si Jésus est allé au désert pendant 40 jours dans le jeûne et la prière, c’est pour affronter l’Ennemi de la nature humaine, celui qui voudrait faire échouer notre vie, le diable qui en veut à Dieu et aux hommes qu’Il aime. C’est pour nous qu’il est allé au désert, et en retour c’est pour nous ouvrir à lui que nous voulons vivre ce carême comme une sorte de désert, de dépouillement, de renoncement.
Le réveil de nos cœurs
homélie du mercredi des cendres, 5 mars 2025
À Pâques, 180 adultes de notre diocèse, plusieurs de notre paroisse, seront baptisés. Ils choisiront de mourir avec le Christ pour ressusciter avec lui, ils recevront les sacrements de la nouvelle naissance. Pour nous tous, ils indiquent que la vie chrétienne est d’accueillir la vie de Dieu, et que cela passe par une mort à soi-même afin que cette vie puisse se déployer sans entraves.
Choisir des guides
homélie du 8e dimanche C, 2 mars 2025
Aujourd’hui le Seigneur Jésus nous parle de l’homme bon et de son cœur qui est bon, et de l’homme mauvais dont le cœur est mauvais. N’a-t-il pas dit pourtant de ne pas juger : « ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés » ? L’attitude du Christ dans ce passage permet de corriger une interprétation fausse de l’invitation à ne pas juger, qui conduirait à enlever à tout le monde le droit de critiquer notre comportement ou ce que nous sommes devenus à force de nous laisser aller à la facilité, à la paresse, aux trahisons.
Le bonheur, oui mais lequel ?
homélie du 6e dimanche C, 16 février 2025
Je me demande si les petits oiseaux, les chats, les crocodiles ou les tortues, voire les moustiques ou les guêpes cherchent à être heureux. Nous voyons qu’ils cherchent à vivre, à se nourrir, à se défendre, mais cherchent-ils le bonheur ? Par contre, nous ne voyons pas d’être humain qui se contente simplement de vivre, sans espoir de bonheur. Ou si cela arrive, nous dirons que cette personne souffre d’une grave dépression, et de fait elle se dit elle-même que ce n’est pas une vie que de vivre ainsi.
Bouleversé comme Simon-Pierre
homélie de la messe des familles, 5e dimanche C, 9 février 2025
On ne sait pas depuis combien de temps Simon entendait Jésus prêcher dans son village, mais sûrement il devait déjà avoir le cœur touché par le maître, puisqu’il lui donne de son temps précieux en lui offrant sa barque comme tribune pour parler à la foule nombreuse qui se pressait là. Et Jésus, lui, a dû être touché par la droiture qu’il pressentait en Simon. Et si c’était avec lui que commencerait l’étape suivante de sa mission : former des disciples qui commenceront l’histoire de l’Église ?
Jésus, notre merveilleuse lumière
homélie de la fête de la Chandeleur 2025
Aujourd’hui je voudrais méditer avec vous sur les titres du Seigneur Jésus disséminés dans les Écritures que nous venons d’entendre. Jésus est salut (Lc 2,30), espérance d’une vie belle, d’une guérison de nos âmes, d’une capacité nouvelle à vibrer à la joie, à l’amour. Il est lumière (Lc 2,32) qui éclaire : nous ne sommes pas perdus, nous ne devons pas marcher à tâtons, comme s’il n’y avait ni bien ni mal, ni lumière ni ténèbre, que tout était plus ou moins gris, plus ou moins froid, sans espoir de pouvoir choisir la lumière et la chaleur de l’amour — même si, nous le pressentons, cela coûte de faire ce choix.
Héritiers de la foi
homélie du 3e dimanche C, 26 janvier 2025
Nous venons d’entendre les 4 premiers versets de l’Évangile selon saint luc, puis l’épisode où Jésus, de retour du baptême où l’Esprit s’est posé sur lui, puis de ce passage au désert où il fut assailli par la tentation, arrive en Galilée « dans la puissance de l’Esprit ». Jésus enseigne. Un jour il a l’occasion de faire la lecture. On ne lui donne pas la Bible, elle n’existe pas, elle n’existera qu’à partir de l’an 400. On lui donne un rouleau, celui du livre d’Isaïe. Il lit un passage tout à la fin du livre, qui annonce l’onction d’un mystérieux personnage qui, revêtu de l’Esprit, va apporter la Bonne Nouvelle de la part du Seigneur, libérer les captifs, et rendre la vue aux aveugles.
Cesse de ne boire que de l’eau !
homélie du 2e dimanche C, 19 janvier 2025
Ce lundi à la rencontre des fiancés, nous avons lu ce texte d’Isaïe 62 où Dieu présente son peuple comme l’épousée qu’il chérit. C’était une bonne occasion de leur faire sentir que leur mariage concernait toute la vie du peuple de Dieu et leur donnait une responsabilité spéciale dans la relation de Dieu à son peuple. Nous allons pouvoir approfondir cela car aujourd’hui ce texte nous est donné pour comprendre l’enjeu de ce qui se passe dans l’Évangile des Noces de Cana (Jn 2).
La nouveauté chrétienne
homélie de la fête du Baptême du Seigneur, 12 janvier 2025
Dans l’histoire de l’humanité, il y a eu un tournant radical le jour où est venu dans le monde le Seigneur Jésus. Il y a tellement eu un avant et un après qu’on s’est mis à mesurer le temps d’après l’événement de la naissance du Christ — même si maintenant ceux qui veulent évacuer cela essaient de transformer cette dénomination et parlent de « notre ère ». Mais il reste que notre ère a commencé un beau jour où le cours de l’histoire a changé. Aujourd’hui je voudrais réfléchir avec vous sur la nouveauté chrétienne, initiée quand Dieu s’est fait si proche.