Le style d’amour qu’est Dieu

homélie de la Sainte Trinité 2019

l'Ourthe au moulin de Rensiwez Dans l’Évangile et dans les paroles de Paul, on parle de 3 au sujet de Dieu : le Père / le Fils / l’Esprit. Chacun est présenté avec un rôle propre, que je résumerais ainsi d’après les lectures du jour : le Père donne tout, il est la source de tout / le Fils est avec le Père, il reçoit ce que donne le Père et le réjouit ; il donne aux hommes l’accès au Père / l’Esprit enseigne, révèle, fait connaître ; il glorifie le Fils et répand l’amour de Dieu dans les cœurs.

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Le vrai chemin de l’unité

homélie du 7e dimanche de Pâques C, 2 juin 2019

Jura Il y a plusieurs styles de vie que nous pouvons adopter pour trouver notre place dans le monde de nos semblables. Certains sont basés sur l’image que l’on parvient à donner de soi et sur la séduction. On cherche alors à s’acquérir une personne. D’autres reposent sur la force que l’on parvient à affirmer à l’encontre des autres, en étant le meilleur, le plus riche, le plus puissant, le plus influant. Ou bien on met un point d’honneur à ne dépendre de rien ni de personne et à parvenir à se suffire à soi-même, parce que s’ouvrir à la dépendance est trop risqué, trop coûteux.

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Vivre la paix du Royaume

homélie du 6e dimanche de Pâques C, 26 mai 2019

le viaduc de Millau depuis la Montée royale Ce dont Dieu rêve, c’est que nos cœurs et le sien soient tout proches, afin qu’il puisse nous communiquer sa vie. C’est par le cœur qu’on reçoit les dons de Dieu. Notre cœur est le centre de notre personne. Quand notre cœur est content, alors tout va. Même de grandes difficultés ne nous font pas peur. Mais quand notre cœur est triste, il n’y a rien qui va bien. Jésus veut nous faire le cadeau d’un cœur où il y a toujours le soleil. C’est pourquoi, comme ultime formation de ses disciples, il leur dit : « je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. » (Jn 14,27)

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Le grand choix de la vie

homélie du 5e dimanche de Pâques C, 19 mai 2019

Un chrétien près de Hargimont ne pense pas qu’à la réussite de ses affaires, il pense à la réussite des affaires du Seigneur, du Royaume de Dieu. Et pas seulement s’il lui reste du temps ou de l’argent une fois qu’il s’est assuré le confort. Sa première préoccupation ne devrait pas être pour lui, mais pour le Seigneur : Père, que ton Nom soit sanctifié, que ton règne vienne ! C’est ainsi que le Christ nous a appris a prier. C’est ainsi qu’il a vécu, cherchant à « glorifier » son Père, à le faire connaître en vérité, à nous donner une image parfaite de Lui malgré les oppositions de l’opinion publique.

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l’aventure de la foi et ses défis

homélie du 4e dimanche de Pâques C, 12 mai 2019

L’aventure Équateur, de Puyo à Tena de la foi est à la fois extraordinaire et pleine de combats. Elle est merveilleuse car elle nous fait savoir qu’il y a un Dieu, qui nous regarde avec amour, chacun personnellement. Nous comptons pour Dieu, et ça serait bien que ce soir chacun, seul au milieu de son lit, se dise : je suis là et je compte pour Dieu. La foi nous apprend aussi que nous pouvons revenir au Seigneur si nous nous sommes égarés : il a tout fait pour nous rejoindre quelle que soit notre vie. Enfin, la foi nous présente un Dieu si beau, si désirable que tous nos désirs terrestres ne sont que de pâles reflets de notre désir de Lui quand nous le verrons tel qu’il est.

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«Le Seigneur soit avec vous»

homélie du 3e dimanche de Pâques C, 5 mai 2019

Cet épisode Issoire de pêche ratée qui se termine par une rencontre de Jésus ressuscité me fait penser que le Seigneur nous visite dans notre vie quotidienne et même plus particulièrement dans nos échecs, dans ce qui ne va pas. D’ailleurs beaucoup de personnes disent : je n’ai pas besoin de Dieu, je me débrouille tout seul, ça va bien ainsi. C’est souvent quand les épreuves de la vie nous dépouillent et nous forcent à l’humilité que nous finissons par choisir de faire une place à Dieu. C’est bon de considérer ainsi les épreuves de la vie.

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à la suite des apôtres

homélie du 2e dimanche de Pâques, 28 avril 2019

Jésus n’a rien écrit, tapis mais il a formé des disciples, il les a initiés à la vie en groupe, en communauté. Et ces disciples ont eux-mêmes parcouru le monde pour fonder sur leur passage des communautés où on apprenait à connaître le Christ et à garder ses commandements.

Si nous connaissons l’Évangile, c’est parce que jusqu’à nous il y a eu une succession de communautés, qui priaient ensemble, qui écoutaient ensemble la Parole de Dieu et qui adoptaient un style de vie différent, conforme à l’enseignement de l’Évangile. Nous aussi, nous formons une communauté chrétienne au milieu de ces villages, et je suis convaincu que beaucoup de personnes dans nos quartiers sont appelées à connaître le Christ et à l’aimer grâce au témoignage de notre communauté. C’est normal qu’il se passe comme on disait dans les Actes des apôtres au sujet de la première communauté chrétienne : « personne n’osait se joindre à eux ; cependant tout le peuple faisait leur éloge ; de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur » (Ac 5,13-14).

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Renouvelés par la foi

homélie de Pâques 2019

Voilà Bourges, vitrail du mystère pascal comment commence la prise de conscience de la résurrection du Seigneur (Lc 24,1-12). La résurrection du Christ, les apôtres iront l’annoncer jusque très loin de chez eux, dans des cultures très différentes de leur culture d’origine. Chez nous, on connaît mal la diffusion du christianisme vers l’est, jusqu’en Inde, sous l’impulsion de l’apôtre Thomas, mais on est documenté depuis des siècles sur la diffusion du christianisme vers l’ouest, y compris la présence de saint Pierre à Rome. Il ira jusqu’à donner sa vie par fidélité au Christ ressuscité. Mais pour le moment, cela commence en mode mineur : ce que les femmes racontent au sujet de la résurrection sont des « propos délirants », et Pierre rentre perplexe à la maison.

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Libérés par l’amour

homélie du 5e dimanche de carême C, 7 avril 2019

Par la bouche Howardries du prophète Isaïe (Is 43,16-21), Dieu annonce du nouveau, une restauration du monde plus grande que la sortie d’Égypte à travers la mer dont le peuple continuait de faire mémoire. Quelle est cette libération plus forte que l’Exode, que le Seigneur prépare pour bientôt ? Comment serons-nous libérés du mal que nous faisons et de celui qu’on nous fait ? La société aujourd’hui est très dubitative à ce sujet. Le choix qui avait été fait de minimiser le mal pour ne pas avoir à porter de condamnation, de dire : tout est permis… ce choix vient butter contre toutes les formes d’abus que l’on dénonce et que l’on traque de plus en plus finement. Ainsi l’humanité se divise à nouveau entre accusateurs et accusés, tandis que les médias jouent le rôle de pilori moderne. Avec cela nous ne sommes pas libérés du mal, et nous croyons qu’il n’est que chez les autres jusqu’au jour où nous le découvrons en nous aussi.

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Soigner notre cœur

homélie du 3e dimanche de carême, 24 mars 2019

« Qu’est-ce abondance que j’ai fait au bon Dieu pour qu’il m’arrive cela ? » On entend encore souvent cette réaction. Ou bien, de quelqu’un qui souffre : « il n’a pas mérité cela ». C’est une réaction naturelle en nous, un vieux fond païen : quand survient un malheur, une solution est de l’interpréter comme une punition divine. Aujourd’hui Jésus écarte cette vision de la vie et de Dieu : « Pensez-vous ? Eh bien je vous dis : pas du tout ! » (Lc 13) Les malheurs de la vie ne sont pas des punitions de Dieu. Pourtant Dieu peut nous parler à cette occasion, et Jésus le relève aussitôt : « mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même ».

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Être ami de celui qui est la lumière du monde

homélie du 2e dimanche de carême, 17 mars 2019

Par promesse cet évangile nous plongeons au cœur du drame de la vie de Jésus, nous sommes au pied de sa montée tragique à Jérusalem. C’est l’occasion de méditer sur la visite du Seigneur dans les drames de nos vies.

Nous sommes dans un contexte difficile, où Jésus apprend à ses disciples que pour le suivre il faut porter sa croix chaque jour. On peut s’étonner que le pèlerinage de la foi soit un chemin qui présente des difficultés. Mais le chemin de la lumière au milieu du monde est escarpé au milieu des embûches de satan et de notre tendance au découragement.

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