homélie du 15e dimanche A, 12 juillet 2020

Chemin près de Hargimont Quand Jésus raconte cette parabole du semeur, il y a déjà quelques temps que les apôtres l’accompagnent, et ils ont eu l’occasion de constater la diversité des réponses à Jésus. Ils ont vu certains l’accueillir inconditionnellement dans leur vie, au point de changer de façon de penser et de comportement. Ils ont éprouvé avec peine le refus sur lequel Jésus a butté plus d’une fois. Mais aussi toute la gamme des accueils enthousiastes qui se sont terminés en abandon ou en indifférence. Et aujourd’hui nous nous posons les mêmes questions que les apôtres et nous nous demandons : que faut-il pour que nos enfants, nos petits-enfants, nos amis, nos collègues accueillent aussi l’Évangile dans leur vie ?

homélie du 12e dimanche, 21 juin 2020

l'Ourthe au rocher du Hérou Nous voilà mis aujourd’hui devant les difficultés auxquelles est confronté celui qui ose parler du Seigneur ou de sa foi. Cela nous le vivons tous. Il suffit de regarder la gêne qu’il y a à en parler autour de soi, en famille ou au travail. Jésus nous dit : « ne craignez pas les hommes », « ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ». C’est donc que nous serons amenés à les craindre ! Faisons un très bref survol de cette adversité à laquelle le croyant est confronté.

homélie de la fête du Saint-Sacrement

Rome, Raphaël, l’Église Quand Moïse donne la clé de l’expérience difficile que le peuple hébreu a vécue au désert en sortant d’Égypte, il dit : ton Dieu t’a imposé cette longue marche « pour te faire passer par la pauvreté… et savoir ce que tu as dans le cœur » (Dt 8, 2). Et il t’a donné la manne, « pour que tu saches que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. » (v.3) C’est instructif de comprendre la pédagogie de Dieu avec son peuple, qui continue avec nous. Pourquoi agir ainsi ? Pour nous sauver, pour nous préserver de nous assurer par nous-mêmes notre avenir, notre salut.

homélie de la fête de Pentecôte 2020

homélie de l’Ascension 2020

baptême Le départ du Christ de la Terre vers son Père pourrait laisser un goût amer aux esprits qui, comme le mien, aiment tout vérifier. Le Christ n’est plus sur la terre. Il n’est plus au tombeau, mais nous ne pourrons plus comme saint Thomas aller voir si nous pouvons mettre notre doigt dans la marque des clous. Nous pourrions avoir un goût de trop peu comme quand on a assisté à un beau spectacle de prestidigitation et qu’ensuite le magicien remballe toutes ses affaires et qu’on ne pourra jamais vérifier s’il y avait un double fond au chapeau. Le Christ est élevé aux cieux, pris dans la nuée — ce sont des signes divins qui parcourent toute la Bible pour nous parler de Dieu, qui dépasse tellement notre réalité, et que saint Luc à son tour utilise dans les Actes des apôtres — et il ne reste de lui que la trace de son passage dans le cœur des apôtres et de tant de croyants. Dans notre cœur aussi…

homélie du 5e dimanche de Pâques, 10 mai 2020

Conques, Jugement dernier Jésus veut nous donner accès au Père, à sa demeure, à son cœur. Qui peut trouver un bonheur durable et profond ? Qui est capable de répandre ce bonheur autour de lui ? C’est celui qui mène sa vie en lien avec le Père. Celui qui peut se regarder comme enfant bien-aimé du Père. Celui qui peut regarder chacun comme cela et l’aimer comme cela, du plus proche au moins attirant. Jésus sait que nous avons tant besoin du Père.

homélie du 3e dimanche de Pâques, 26 avril 2020

Chemin près de Hargimont 2000 ans après les événements racontés dans les évangiles, nous pourrions facilement prendre ces textes comme des récits empreints de merveilleux, des contes du passé pour redonner confiance aux gens. C’est une tendance intellectuelle forte dans notre monde imbu de son point de vue pseudo-scientifique. Alors, pour me désinfecter de cette tendance, j’aime bien regarder l’effet de la rencontre avec Jésus sur les apôtres. Nous n’avons pas un film biographique sur saint Pierre, mais nous avons quelques données de l’histoire. Nous savons par exemple que le christianisme était arrivé à Rome sous le règne de l’empereur Claude, dans les années ’40, au sein de la communauté juive. Cela veut dire que dès les années ’30 on a annoncé dans les synagogues que Jésus était le Seigneur et que le Père l’avait ressuscité des morts. Ça s’est fait avec difficulté, comme le racontent les Actes des apôtres ou le décret d’expulsion des juifs de Rome par l’empereur Claude (v.49). Ça s’est fait avec des persécutions immédiates. Ça s’est fait avec une audace proportionnée à ces persécutions.

homélie de la Veillée pascale 2020

Irlande Cette crise du coronavirus nous donne un vif sentiment de notre impuissance. C’est l’occasion de nous poser la question du sens de notre vie, car c’est clair maintenant que la valeur de notre vie ne réside pas dans ce que nous sommes capables de réaliser.

En bénissant le feu tout à l’heure, nous avons demandé au Seigneur : « accorde-nous, durant ces fêtes pascales, d’être enflammés d’un si grand désir du ciel que nous puissions parvenir, avec un cœur pur, aux fêtes de l’éternelle lumière ».

homélie du 5e dimanche de carême, 29 mars 2020

fragiles et belles Aujourd’hui nous recevons deux messages qu’il est très important de tenir ensemble. Le premier c’est que Jésus est l’envoyé du Père. Il n’est pas un envoyé comme ceux que l’on a déjà connu, comme les prophètes d’autrefois : lui, il est le Seigneur de la vie, au point que la mort ne peut pas lui résister. Personne n’a fait ce qu’il a fait. Nous le voyons lorsqu’il ramène à la vie Lazare qui était mort depuis plus de quatre jours. Jésus est l’envoyé du Dieu de vie, il l’appelle Père et il a avec lui une intimité qu’on n’a encore jamais vue : « je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours » (Jn 11,42). Ce que Jésus fait là est bouleversant, et un certain nombre de personnes vont mettre leur foi en Jésus suite à cet événement. Mais elles devront encore progresser dans la foi, car il leur faudra accepter aussi le second message, bien plus difficile à recevoir.

homélie de la fête de l’Annonciation
(aujourd’hui il y a même moyen d’avoir l’homélie en vidéo sur cette page, à la minute 19’50)

Rome, Sainte-Marie au Trastevere, Annonciation Avec quelle discrétion Dieu entre dans le monde ! Regardez un peu : dans un village obscur, inconnu même de l’Ancien Testament… une jeune fille de ce village… Et comment Dieu dit qu’il va venir ? C’est l’annonce d’une conception : il commencera comme un tout petit embryon. Mais qui aura ceci de spécial : il vient de Dieu.

homélie du 4e dimanche de carême A, 22 mars 2020

(une homélie entièrement dédiée à mes «paroissiens web», car je ne prêchais pas aujourd’hui)

éclipse de mars 2015 Aujourd’hui, Jésus, la lumière du monde, guérit un aveugle de naissance (Jn 9). La boue dont il enduit les yeux de l’aveugle nous renvoie à la poussière à partir de laquelle Dieu crée l’humanité (Gn 2,7), à laquelle s’ajoute ce qui vient de l’humanité du Fils de Dieu lui-même, ici sa salive. Si Dieu guérit cet homme, c’est parce qu’il est le Créateur et parce qu’il s’est risqué lui-même dans le monde, il s’est fait homme tout entier. Ô Jésus, donne-nous de savoir que tu es proche de nous, que tu ne nous regarde pas de loin mais que tu as visité toute notre humanité !