homélie de la fête du baptême du Seigneur, 10 janvier 2021

baptême Qui suis-je pour Dieu? Qui suis-je pour l’auteur du monde, pour l’être le plus merveilleux qui soit? Je suis un cœur tant aimé. Tant aimé que Dieu me cherche sans trêve pour me donner accès à sa grâce, à la profusion de son cœur. Et cela est valable pour chaque être humain, même celui qui ne l’a pas cherché jusqu’à maintenant. Dieu cherche des cœurs qui se tournent enfin vers lui.

homélie de la fête de l’Épiphanie du Seigneur, 3 janvier 2021

Chimborazo, quand tu nous tiens À l’époque du troisième Isaïe, dont nous avons entendu un extrait — le livre d’Isaïe est en effet une compilation de trois auteurs d’époques différentes —, le peuple juif est découragé parce que le renouveau n’arrive pas. Après des siècles glorieux, il souffre de son insignifiance. Alors il a dû y avoir une grande surprise d’entendre ces promesses faites par le prophète : Debout ! Elle est venue, ta lumière ! Sur toi se lève le Seigneur ! Les nations marcherons vers ta lumière…

homélie de la fête de la Sainte-Famille 2020

Paques (Tarn, Castelnau-Pégayrols) L’histoire d’Abraham et de Sara qui nous est racontée deux fois dans les lectures nous montre que le Seigneur se soucie de la fécondité de notre vie. Et même les couples qui ne parviennent pas à avoir d’enfants — il ne faut pas chercher à tout prix comme on le propose maintenant par toute sorte de techniques — peuvent trouver par le Seigneur une fécondité spéciale et très belle. Cf. le roi Baudouin et la reine Fabiola. Le mois passé j’ai célébré les funérailles de deux dames qui n’avaient pas pu avoir d’enfant, mais qu’est-ce que leur vie a été féconde, rayonnante d’amour pour beaucoup !

homélie de la fête de Noël 2020

Vierge à l’enfant À Bethléem il y a 2027 ans, les auberges étaient bondées comme l’aéroport de Charleroi en période de covid’19. Mais Marie et Joseph ont pu trouver refuge dans un abri pour animaux, semblable à une église confinée aux 9/10e vide, avec quelques ânes, bœufs ou bergers comme nous. Ils étaient déconnectés de la frénésie d’alors, et nous sentons bien que aujourd’hui nous sommes un peu comme les bergers de l’époque de la Nativité.

homélie du 4e dimanche de l’Avent, 20 décembre 2020

Rome, Sainte-Marie au Trastevere, Annonciation Dans les lectures d’aujourd’hui nous allons apprendre 2-3 choses sur l’irruption de Dieu dans notre monde. Cette irruption de Dieu se fait en lien avec les institutions humaines : Jésus est fils de David, successeur du grand roi, il recevra le trône de David son père. Dieu ne déboule pas comme ça sans lien avec la vie concrète, avec les institutions de son peuple. Nous rêvons souvent d’un Dieu qui n’aurait rien à voir avec nos organisations humaines, un Dieu qui ne se serait jamais sali les mains, un Dieu planant et au-delà des religions, un Dieu qui ne passe pas par les hommes, bref une idole…

Homélie du 3e dimanche de l’Avent, 13 décembre 2020

éclipse de mars 2015 Jean-Baptiste nous permet de sentir quelque chose de l’irruption de Dieu dans la vie humaine et dans l’histoire humaine. « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1,26), dit Jean. Il est bon de prendre le temps de s’étonner de cela : quand Dieu vient, il est quelqu’un que nous ne connaissons pas et qui est là.

homélie du 2e dimanche de l’Avent, 6 décembre 2020

Nismes, montagne aux buis Une petite vingtaine d’années avant que Jean n’offre le baptême de conversion au désert, un garçon de 12 ans avait impressionné les docteurs de la Loi par sa sagesse vive et perçante. Certains ont dû se demander si le Messie n’était pas venu dans le monde. Et puis, plus rien. Silence du côté de Dieu… Les années passent… Que fait le Seigneur ? Ne nous a-t-il pas abandonnés ? Paraîtra-t-il bientôt ? Il devait y avoir une réelle attente du Messie pour que les gens se ruent ainsi au baptême de Jean, « toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem ».

homélie de la fête du Christ Roi, 22 novembre 2020

St Kevin En écoutant ces lectures nous apprenons que le Christ est un roi comme un berger. Il connaît ses brebis, il est soucieux de les conduire en lieu sûr, de leur offrir du repos, de les soigner de leurs blessures. Nous pouvons rendre grâce, entrer en nous-mêmes pour dire : Seigneur, merci ! Tu me connais, tu me guides, tu me soignes pour que je ne reste pas au bord du chemin, mais que je marche vers la lumière.

homélie du 32e dimanche A

à la conquête du Chimborazo La première lecture essaie de nous faire goûter combien l’intimité de Dieu est désirable. Nos désirs d’être aimé, de nous sentir proche de quelqu’un, d’être accepté et compris, tout cela vient d’une semence que Dieu a mise en nous en nous créant à son image. Comme disait saint Augustin, « Tu nous as faits pour toi, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi ».

homélie du 26e dimanche A, 27 septembre 2020

Conques, Jugement dernier Ce que le Christ a vécu en se faisant homme nous dévoile la profondeur du mal qui s’est enraciné dans le cœur de l’homme. Quand il devient semblable aux hommes et qu’il veut rester en tout fidèle à Dieu, annonçant la vérité qui vient de Dieu, il est rejeté, condamné sous de faux prétextes et mis à mort. Ceux qui font cela ne sont pas les pécheurs notoires qui ont eu le courage de changer de vie à la prédication de Jean Baptiste. Ils vivaient clairement dans le mal, ils s’étaient noyés dans des flots de sensualité ou de cupidité. Mais ils ont écouté celui qui leur a dit que le mal était mal et que Dieu voulait qu’on en sorte. Bien qu’ils avaient commencé leur vie en disant « non » à Dieu, ils avaient accepté ensuite de faire sa volonté.

homélie du 25e dimanche A, 20 septembre 2020

îles Skellig Les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées, elles sont élevées par rapport à nos pensées comme le ciel au-dessus de la terre. Pourtant nous passons du temps à essayer de décrypter ses pensées : nous nous demandons pourquoi telle ou telle chose arrive, pourquoi Dieu « permet-il » ceci ou cela, et nous espérons qu’il veut en découdre autant que nous avec ceux qui volent, tuent ou font des excès de vitesse… Le monde devient tout autre lorsqu’au lieu de discuter sur les pensées de Dieu nous nous mettons à les accueillir. C’est-à-dire à regarder le monde comme lui le regarde. Aujourd’hui la parole de Dieu nous apprend qu’il regarde le méchant comme quelqu’un à inviter à retourner au Seigneur, sans nous décourager sur sa situation et encore moins sur ce qu’il est. Tout homme, même pervers, reste un invité de Dieu. Souvent l’invitation ne lui arrive pas, et nous ne pensons même pas à la transmettre. Mais « le Seigneur est proche de tous ceux qui l’invoquent » (Ps 144,17).