« une résurrection qui ressemblera à la sienne »

homélie de Pâques

Parfois nous sommes Howardries dans la détresse : la perte d’un être cher, une difficulté personnelle ou familiale surviennent, et nous ne trouvons pas d’issue, ou alors nous fuyons n’importe comment. Pâques nous invite à nous laisser former par le chemin de Jésus, qui est un chemin d’abandon au Père, quelque chose comme « je ne sais pas comment ça va finir mais je veux rester dans la confiance jusqu’au bout ». Et Jésus meurt dans cette disposition, il est mis au tombeau, on roule la pierre, il semble que la confiance n’a servi à rien. On a raison d’être déçus de Dieu, non ?

Puis vient le matin de Pâques, le troisième jour, quand on va rendre les tout derniers hommages à Jésus mort. Et qu’on voit la pierre enlevée. Le Christ, « par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts » (Rm 6,4). Sur lui la mort n’a plus aucun pouvoir (v.9). La mort a perdu ses droits, la souffrance qui paraissait insurmontable devient un chemin vers autre chose ; et même mieux, un chemin vers la vie.

Ce qui s’est passé pour le Christ n’est pas quelque chose d’un peu vague et lointain, mais une nouvelle façon de vivre pour nous. Pourquoi vivrions-nous d’une façon nouvelle ? Parce que nous sommes baptisés, et que le baptême nous unit à la mort et à la résurrection du Christ. « Regardez-vous comme morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus Christ » (Rm 6,11). L’être humain a cette capacité que l’animal n’a pas de faire un retour sur soi, d’échapper au fait de subir ses humeurs intérieures pour décider de se considérer soi-même autrement. Par exemple, même si je suis morose, me regarder comme aimé de Dieu et vivant pour Dieu. Même si je suis tenté, me retenir et dire « non, je ne le ferai pas ». Même si je suis découragé par mes péchés qui reviennent sans cesse, me regarder comme libéré par le Christ qui me tend la main. Même si je trouve que ma vie est nulle, penser à la tendresse de Dieu qui m’a créé et a créé tout ce bel univers pour moi.

Baptisé, héritier de Dieu avec le Christ, j’ai le pouvoir de me dire que ça ne m’intéresse pas ou de décider que cela change tout mon regard sur ma vie. Je peux mettre des lunettes « bof » ou des lunettes qui accentuent l’amour que Dieu a déposé en chaque chose et en chaque personne. Je peux me laisser conduire encore par l’égoïsme et l’orgueil, ou chercher à aimer et servir tous les êtres que la Providence met sur mon chemin.

Seigneur, par ta grâce fais-nous entrer dans la vie nouvelle ! Jusqu’au jour de ta victoire finale, celle que tu obtiendras alors par toi-même et non par nos efforts. Après encore des tribulations, ce sera une victoire « à la Dieu », semblable à la résurrection, pas comme nos victoires humaines où il y a toujours écrasés et écraseurs. Le seul vrai ennemi, c’est la haine, le mensonge, qui conduisent à la mort, dont le Christ triomphera une fois pour toutes. Alors ce sera l’entrée dans le Royaume du Père pour ceux qui le choisissent, ensemble, solidaires dans la joie que rien ne pourra nous enlever.

Parfois nous sommes dans la détresse : la perte d’un être cher, une difficulté personnelle ou familiale surviennent, et nous ne trouvons pas d’issue, ou alors nous fuyons n’importe comment. Pâques nous invite à nous laisser former par le chemin de Jésus, qui est un chemin d’abandon au Père, quelque chose comme « je ne sais pas comment ça va finir mais je veux rester dans la confiance jusqu’au bout ». Et Jésus meurt dans cette disposition, il est mis au tombeau, on roule la pierre, il semble que la confiance n’a servi à rien. On a raison d’être déçus de Dieu, non ?

Puis vient le matin de Pâques, le troisième jour, quand on va rendre les tout derniers hommages à Jésus mort. Et qu’on voit la pierre enlevée. Le Christ, « par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts » (Rm 6,4). Sur lui la mort n’a plus aucun pouvoir (v.9). La mort a perdu ses droits, la souffrance qui paraissait insurmontable devient un chemin vers autre chose ; et même mieux, un chemin vers la vie.

Ce qui s’est passé pour le Christ n’est pas quelque chose d’un peu vague et lointain, mais une nouvelle façon de vivre pour nous. Pourquoi vivrions-nous d’une façon nouvelle ? Parce que nous sommes baptisés, et que le baptême nous unit à la mort et à la résurrection du Christ. « Regardez-vous comme morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus Christ » (Rm 6,11). L’être humain a cette capacité que l’animal n’a pas de faire un retour sur soi, d’échapper au fait de subir ses humeurs intérieures pour décider de se considérer soi-même autrement. Par exemple, même si je suis morose, me regarder comme aimé de Dieu et vivant pour Dieu. Même si je suis tenté, me retenir et dire « non, je ne le ferai pas ». Même si je suis découragé par mes péchés qui reviennent sans cesse, me regarder comme libéré par le Christ qui me tend la main. Même si je trouve que ma vie est nulle, penser à la tendresse de Dieu qui m’a créé et a créé tout ce bel univers pour moi.

Baptisé, héritier de Dieu avec le Christ, j’ai le pouvoir de me dire que ça ne m’intéresse pas ou de décider que cela change tout mon regard sur ma vie. Je peux mettre des lunettes « bof » ou des lunettes qui accentuent l’amour que Dieu a déposé en chaque chose et en chaque personne. Je peux me laisser conduire encore par l’égoïsme et l’orgueil, ou chercher à aimer et servir tous les êtres que la Providence met sur mon chemin.

Seigneur, par ta grâce fais-nous entrer dans la vie nouvelle ! Jusqu’au jour de ta victoire finale, celle que tu obtiendras alors par toi-même et non par nos efforts. Après encore des tribulations, ce sera une victoire « à la Dieu », semblable à la résurrection, pas comme nos victoires humaines où il y a toujours écrasés et écraseurs. Le seul vrai ennemi, c’est la haine, le mensonge, la mort, dont le Christ triomphera une fois pour toutes. Alors ce sera l’entrée dans le Royaume du Père pour ceux qui le choisissent, ensemble, solidaires dans la joie que rien ne pourra nous enlever.