homélie de la fête du Christ Roi, 22 novembre 2020

St Kevin En écoutant ces lectures nous apprenons que le Christ est un roi comme un berger. Il connaît ses brebis, il est soucieux de les conduire en lieu sûr, de leur offrir du repos, de les soigner de leurs blessures. Nous pouvons rendre grâce, entrer en nous-mêmes pour dire : Seigneur, merci ! Tu me connais, tu me guides, tu me soignes pour que je ne reste pas au bord du chemin, mais que je marche vers la lumière.

homélie du 32e dimanche A

à la conquête du Chimborazo La première lecture essaie de nous faire goûter combien l’intimité de Dieu est désirable. Nos désirs d’être aimé, de nous sentir proche de quelqu’un, d’être accepté et compris, tout cela vient d’une semence que Dieu a mise en nous en nous créant à son image. Comme disait saint Augustin, « Tu nous as faits pour toi, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi ».

homélie du 26e dimanche A, 27 septembre 2020

Conques, Jugement dernier Ce que le Christ a vécu en se faisant homme nous dévoile la profondeur du mal qui s’est enraciné dans le cœur de l’homme. Quand il devient semblable aux hommes et qu’il veut rester en tout fidèle à Dieu, annonçant la vérité qui vient de Dieu, il est rejeté, condamné sous de faux prétextes et mis à mort. Ceux qui font cela ne sont pas les pécheurs notoires qui ont eu le courage de changer de vie à la prédication de Jean Baptiste. Ils vivaient clairement dans le mal, ils s’étaient noyés dans des flots de sensualité ou de cupidité. Mais ils ont écouté celui qui leur a dit que le mal était mal et que Dieu voulait qu’on en sorte. Bien qu’ils avaient commencé leur vie en disant « non » à Dieu, ils avaient accepté ensuite de faire sa volonté.

homélie du 25e dimanche A, 20 septembre 2020

îles Skellig Les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées, elles sont élevées par rapport à nos pensées comme le ciel au-dessus de la terre. Pourtant nous passons du temps à essayer de décrypter ses pensées : nous nous demandons pourquoi telle ou telle chose arrive, pourquoi Dieu « permet-il » ceci ou cela, et nous espérons qu’il veut en découdre autant que nous avec ceux qui volent, tuent ou font des excès de vitesse… Le monde devient tout autre lorsqu’au lieu de discuter sur les pensées de Dieu nous nous mettons à les accueillir. C’est-à-dire à regarder le monde comme lui le regarde. Aujourd’hui la parole de Dieu nous apprend qu’il regarde le méchant comme quelqu’un à inviter à retourner au Seigneur, sans nous décourager sur sa situation et encore moins sur ce qu’il est. Tout homme, même pervers, reste un invité de Dieu. Souvent l’invitation ne lui arrive pas, et nous ne pensons même pas à la transmettre. Mais « le Seigneur est proche de tous ceux qui l’invoquent » (Ps 144,17).

homélie du 24e dimanche A, 13 septembre 2020

passage Dimanche passé Jésus nous indiquait comment aborder la question du mal commis dans l’Église, le mal qui vient miner le témoignage que les chrétiens rendent à l’Évangile. Aujourd’hui il nous parle du mal qui nous atteint personnellement. C’est saint Pierre qui pose la question : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répond : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. » Autrement dit : tu ne mettras pas de limite à ton pouvoir de pardonner, tu ne diras jamais : « c’est bon pour une fois ».

homélie du 23e dimanche A, 6 septembre 2020

côté sombre, côté clair Comment sait-on que l’on a mal agi ? Pas du tout parce que les choses ne tournent pas à notre avantage, comme pourrait le laisser croire la pensée magique contemporaine. On sait que l’on a mal agit parce que notre conscience nous en fait le reproche, ou parce que quelqu’un nous le signale. Laissons de côté la conscience dans cette homélie, pour nous pencher sur ces moments où on nous fait des reproches, ou bien où nous avons des reproches à faire.

homélie du 22e dimanche A, 30 août 2020

Maastricht, Vierge du Wilhelminasingel Il ne manque pas de gens qui accusent Dieu lorsque le mal les frappe. Nous-mêmes sommes tentés de prendre nos distances avec le Seigneur lorsque nous souffrons. Nous le faisons par un réflexe humain, mais en faisant cela nous commençons à faire l’œuvre du diable. Quand la croix surgit dans notre vie, notre premier réflexe est de frapper le Seigneur avec cette croix. Pour comprendre le sens de ce que nous vivons, et spécialement le sens des difficultés que nous devons surmonter, il est nécessaire de se placer dans le grand combat de Dieu contre l’adversaire — étymologiquement, le « satan » — qui cherche à damner le monde, à le couper de son Créateur, à l’enfermer loin de la source de vie.

homélie du 21e dimanche A, 23 août 2020

Rome, Saint-Pierre au petit matin Dans les lectures aujourd’hui nous voyons à quel point Dieu compte sur les hommes, y compris pour la conduite de son peuple bien-aimé, Israël puis l’Église (Éliakim, Pierre). C’est risqué, car il y aura des hommes qui ne sont pas à la hauteur, nous l’avons entendu dans la première lecture. Mais Dieu fait ainsi, et c’est l’occasion d’être vraiment encouragé quand le pasteur est bon, ou d’exercer la miséricorde quand il est mauvais ou qu’il se relâche. Cela permet d’avancer avec réalisme, sans verser dans l’idéalisation de la communauté ou des personnes, ni dans le cynisme et le découragement.

homélie du 17e dimanche A, 26 juillet 2020

Jura Quel trésor que la foi chrétienne ! C’est vivre dans l’amitié de Dieu, avoir retrouvé son Père du ciel, laisser son amour couler en nous, réconciliés que nous sommes par son Fils bien-aimé. C’est être aimé passionnément par son Créateur et Sauveur ! Et recevoir en nous son élan d’amour pour tous. Pourtant, ces merveilles de vie parlent à si peu de gens… Si peu les cherchent, et encore moins y persévèrent. Car c’est un trésor caché… On ne le découvre qu’en creusant le champ… et on ne peut y creuser qu’en l’ayant acheté en y consacrant tout le reste ! (Mt 13,44)

homélie du 16e dimanche, en conclusion du camp-chantier où nous avons arraché beaucoup de mauvaises herbes!

hasard Il y a longtemps déjà que cette parabole du bon grain et de l’ivraie (Mt 13) m’aide à concilier ce que l’Écriture dit de la bonté de Dieu avec la présence du mal dans le monde. Dieu crée un monde bon. Les affirmations du premier chapitre de la Genèse, « et Dieu vit que cela était bon » nous aide à dépasser un certain pessimisme sur le monde et sur le genre humain. Oui, quand Dieu nous regarde, il dit : comme c’est bon ! Regardons-nous ainsi dans le miroir chaque matin, par une sorte de thérapie divine du regard. Pourtant il y a le mal, en nous et autour de nous. Qu’il vienne d’un ennemi, un adversaire, un satan comme on dit en hébreu, c’est encore facile à comprendre. Mais pourquoi perdure-t-il ? Pourquoi Dieu n’intervient-il pas ? Pourquoi les hommes peuvent-ils impunément s’adonner à l’exploitation les uns des autres, à l’injustice économique, au vol, à toute sorte d’abus, à la pornographie, au mensonge, à la trahison, etc. ?

homélie du 15e dimanche A, 12 juillet 2020

Chemin près de Hargimont Quand Jésus raconte cette parabole du semeur, il y a déjà quelques temps que les apôtres l’accompagnent, et ils ont eu l’occasion de constater la diversité des réponses à Jésus. Ils ont vu certains l’accueillir inconditionnellement dans leur vie, au point de changer de façon de penser et de comportement. Ils ont éprouvé avec peine le refus sur lequel Jésus a butté plus d’une fois. Mais aussi toute la gamme des accueils enthousiastes qui se sont terminés en abandon ou en indifférence. Et aujourd’hui nous nous posons les mêmes questions que les apôtres et nous nous demandons : que faut-il pour que nos enfants, nos petits-enfants, nos amis, nos collègues accueillent aussi l’Évangile dans leur vie ?