Croire en la résurrection rend libre

homélie du 32e dimanche C, 10 novembre 2019

porte L’histoire racontée dans la première lecture se passe à l’époque de la persécution du roi grec Antiochus Épiphane. Celui-ci souhaite soutenir des juifs désireux d’adapter la foi à la mode hellénistique de l’époque, une sorte de mondialisation de l’époque, contre d’autres juifs soucieux de garder la pureté de l’héritage de la foi. Las des incitations plus ou moins pacifiques, il finit par interdire le judaïsme lui-même, et cela conduit à toutes sortes de violences dont celle que raconte cette première lecture. Nous découvrons alors à quel point la foi en la surrection rend libre face à toutes les pressions sociales. Elle permet de rester fidèle à la vérité, quel que soit le prix à payer.

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De quoi est fait le bonheur du ciel?

homélie de la Toussaint 2019

le Lot (Seuzac) Toute personne saine d’esprit cherche à être heureuse. C’est Dieu qui a déposé en nous cette quête du bonheur, comme une tête chercheuse de la vie éternelle où notre espérance sera comblée. Pour nous donner la force d’avancer au milieu des difficultés de ce monde, c’est bon de nous demander quel est le bonheur des saints dans la vie éternelle. Difficile d’imaginer quelles sont les activités du Ciel ; d’après certains mystiques, c’est sans commune mesure avec ce que nous vivons sur terre, ce sont des réalités qui dépassent tous nos mots. Mais il y a une activité fondamentale que Dieu a bien voulu nous révéler, et nous allons partir à sa recherche.

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Nous comptons tellement pour Toi

homélie du 30e dimanche C, 27 octobre 2019

Croix le long du Lot Je suis frappé de voir comment saint Paul résume sa vie : je me suis bien battu, j’ai gardé la foi. Que garder la foi à 2000 ans de distance des événements qui l’ont inaugurée, ce soit difficile, ce soit l’objet d’un combat, je m’en rends compte tous les jours. D’autant plus que nous menons ce combat presque seuls, tellement dilués dans une culture d’indifférence ou de suspicion envers Dieu. Mais que pour Paul, qui — j’imagine — croisait tous les ans des témoins oculaires de la passion et de la résurrection du Christ, ce soit aussi un combat, voilà qui m’interpelle. Garder la foi est donc toujours l’objet d’un combat.

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Le bouclier de la foi

homélie du 29e dimanche C, 20 octobre 2019

Croix Une chose m’a spécialement frappé aujourd’hui : Jésus est préoccupé, au sujet de ses disciples, par « la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager » (Lc 18,1). Le Seigneur envisage la possibilité que nous nous découragions. Pourquoi pourrions-nous nous décourager ? Il y a les situations où nous ne comprenons pas Dieu, ce qui nous arrive, ou le sens de notre vie. Parfois, c’est à cause des épreuves trop dures : par la jalousie du diable, le mal et la mort sont entrés dans le monde et ils nous décourage (Sg 2,24). Et puis, il y a aussi les influences contraires, de tous ceux qui nous disent que c’est dépassé d’être chrétien, ou que la religion est dangereuse.

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La foi relie à Dieu

homélie du 27e dimanche C, 6 octobre 2019

Orcival Aujourd’hui les lectures nous parlent de la foi, du découragement, et de la grandeur de Dieu. Cela commence avec cette prière du prophète Habacuc, que nous avons sans doute faite nous aussi : « Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler, sans que tu entendes ? » (Ha 1,2) Comment vivre quand je suis là devant le Seigneur, que j’attends, que rien ne semble s’ouvrir ? Il n’y a que la foi.

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Que fais-tu de ton cœur ?

homélie du 26e dimanche C, 29 septembre 2019

rue de Quito (Équateur) Sur quoi se guider pour faire des choix dans la vie ? On pourrait se guider sur une vague notion de solidarité ou d’égalité, mais il y a mieux : la mesure de nos choix est celle de la vie éternelle. La parabole du riche anonyme et du pauvre Lazare nous montre qu’on ne comprend pas bien sa vie si on n’y intègre pas le fait qu’on vivra éternellement après le passage de la mort. On ne comprend pas vraiment ses épreuves. On ne comprend pas non plus correctement ses réussites. On ne peut pas prendre de bonnes décisions si on ne regarde que cette vie-ci. On ne peut pas non plus construire une société bonne si on ne regarde que cette vie-ci. Ou alors on est condamné à faire la morale, comme c’est devenu la mode sur les médias sociaux ou officiels.

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Le cœur de Dieu et le péché…

homélie du 24e dimanche C, 15 septembre 2019

Admirez ce beau pli! En nous parlant de la miséricorde, ces paraboles (Lc 15) nous parlent de Dieu et de son cœur. Un cœur qui éprouve de la joie quand un seul pécheur revient, quand quelqu’un qui est perdu est retrouvé. Et aussi un cœur qui éprouve la peine et l’inquiétude lorsque l’homme s’éloigne, se perd. L’homme n’imagine pas cette peine, il ne voit souvent que son intérêt. Alors il nous est bon de nous demander :

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Libre, même dans la souffrance

homélie du 23e dimanche C, 8 septembre 2019

Via Appia Qui est donc Jésus pour dire à la foule qui le suit et à nous : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple » (Lc 14,26) ? Qui peut parler ainsi sur la Terre ? Seulement un dangereux gourou mal intentionné, ou bien le véritable Fils de Dieu, Celui « par qui tout a été fait » (Credo), celui qui vient du Père et nous conduit à Lui. Jésus n’a jamais dit : asseyez-vous là, je vais vous dire que je suis le Fils de Dieu. Mais ce qu’il nous dit aujourd’hui, c’est tout comme. Et s’il nous parle ainsi, c’est qu’il a beaucoup à nous donner, c’est qu’il veut nous faire partager toutes ses richesses.

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Plus haut, grâce à l’humilité

homélie du 22e dimanche C, 1er septembre 2019

Equateur, près de Tixan Jésus regarde comment nous vivons, à quoi nous utilisons le cœur qu’il nous a donné. Il remarque notre besoin de nous sentir supérieurs aux autres, un besoin qui se manifeste dans un orgueil explicite ou dans un orgueil caché : dans un orgueil explicite lorsque nous méprisons les autres, les regardons de haut, aimons étaler leurs défauts et nos réussites ; dans un orgueil caché lorsque nous nous dénigrons nous-mêmes, disant que nous sommes nuls, que nous ne valons rien, allant jusqu’à regretter ce que nous sommes, parce qu’en réalité nous regrettons de ne pas nous voir aussi élevés que nous le souhaiterions.

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«Efforcez-vous»

homélie du 21e dimanche C, 25 août 2019

porte étroite Jésus a beaucoup parlé de la vie éternelle, avec des images de grand banquet, ou simplement l’image du Royaume du Père. Sans doute aussi devait-il donner des avertissements aux gens pour qu’ils ne s’imaginent pas, comme on l’a chanté sans réfléchir, qu’« on ira tous au paradis ». Toujours est-il que quelqu’un vient demander à Jésus : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Et Jésus ne répond pas d’une façon statique, en disant : oui, il y en a peu ; ou non, il y en a beaucoup. Il répond d’une façon dynamique, en disant : « efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas ».

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Notre Père est avec nous

homélie du 17e dimanche C, 28 juillet 2019

Entre ciel et terre « Demandez, on vous donnera ! » Comme cette parole est source de lumière dans un cœur qui aime Dieu ! Et pourtant, quel risque de déception aussi, lorsque nous avons l’impression que le Seigneur ne donne pas ce que nous lui demandons.

Nous rencontrons parfois des personnes qui n’ont jamais vraiment fait attention à Dieu et qui suite à un malheur s’en détournent complètement. Elles n’ont jamais vraiment cheminé avec Dieu. Tout au plus, avec une image d’un dieu grand horloger qui se trouve pris en défaut.

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