homélie du dimanche de la Miséricorde, 2e dimanche de Pâques 2018

Nous avons découvert depuis Beara dans la vie de la première communauté chrétienne un style de vie selon des standards très nouveaux : au lieu des jalousies, des divisions et suspicions, l’unanimité, « un seul cœur et une seule âme » ; au lieu de l’amour de l’argent, de la dureté dans les héritages, de la recherche du profit maximal, « ils avaient tout en commun » et « personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre » (Ac 4,33).

Qu’est-ce qui a fait reflué les forces de division, de comparaison, d’envie, et celles de l’avarice, de la peur de manquer, de l’appât du gain, de l’amour de l’argent ? Ce n’est pas le désir de vivre selon des valeurs de partage et de bienveillance. Car jamais cela n’a suffit à enrayer les « tendances égoïstes de la chair », les forces de repli sur soi et ses propres intérêts. Ce qui a changé la façon de vivre, c’est l’irruption d’une réalité nouvelle : le Christ est ressuscité et notre vie peut prendre le même chemin. Déjà elle est cachée avec le Christ en Dieu (Col 3,3). Notre vie prend une dimension toute autre, elle n’est plus soumise à la peur de la mort, à la peur de manquer, de ne pas être aimé, de ne rien valoir.

homélie de la Veillée pascale 2018

Quand Dieu se révèle Bourges, vitrail du mystère pascal , il n’envoie pas un livre du haut du ciel, comme si la Bible avait été dictée par un ange. Quand Dieu se révèle, il choisit un peuple pour vivre une histoire avec lui, une histoire d’amour. Et pour que cette histoire puisse englober par contagion tous les peuples de la terre, comme nous ce soir. C’est ce que vous venez d’entendre : le Dieu qui a inventé tout ce qui existe, celui qui a pensé au big-bang, aux galaxies immenses et aux trous noirs inouïs, il est Dieu qui parle avec Abraham et arrache ses descendants à l’esclavage en Égypte, pour en faire son peuple, sa bien-aimée, sa fiancée à qui il va parler cœur à cœur, à qui il va donner un cœur nouveau.

Homélie du dimanche des Rameaux, 25 mars 2018

Jésus Croix le long du Lot n’est pas mort dans un attentat, ni victime d’un complot politico-religieux. Il est mort parce qu’il a choisi de donner sa vie, selon la volonté du Père qui nous aime tant. Et pourquoi cela a-t-il dû se passer ainsi ?

Jésus avait commencé son ministère en disant : « le Royaume de Dieu s’est approché, convertissez-vous ! » Il avait dit, en substance : ouvrez vos cœurs les uns aux autres, cessez de vivre pour l’argent, cessez de ne regarder que la vie matérielle, pensez à vos âmes, à votre destinée éternelle ! (Mt 13,40 ; Lc 12,16 et bien d’autres passages)

homélie du 5e dimanche de carême, 18 mars 2018

C’est bientôt Pâques Cize-Bolozon . Nous sommes mis devant le désir de Dieu de tisser entre l’humanité et lui une alliance que le prince de ce monde ne pourra plus distendre ni défigurer (Jr 31,33 ; Jn 12,31). Il y a tant de caricatures de Dieu qui ont cours, élaborées par l’ignorance des hommes ou le désir de l’adversaire de pervertir la trace du Père dans le cœur de ses créatures. Parfois même des chrétiens prennent ces caricatures comme la vraie religion et ils proposent un système qui n’a plus grand-chose à voir avec le Christ.

homélie du 4e dimanche de carême, 11 mars 2018

Quand Dieu parle matin de mars avec l’humanité, il lui fait une déclaration d’amour. C’est cela, l’alliance : une déclaration d’amour de notre Créateur. Cela a un côté enthousiasmant : le Dieu qui est l’auteur de tout, qui a inventé le big-bang et les centaines de milliards de galaxies, celui qui est l’origine de l’infiniment grand comme de l’infiniment petit, il m’aime, il me regarde, je compte pour lui. Assez vite, je me rends compte que s’il s’agit d’une déclaration d’amour, il y a une question qui me sollicite : qu’est-ce que je vais répondre à cet amour ?

homélie du 1er dimanche de carême, 18 février 2018

L’être humain escaliers butte sur le mal dans le monde. Et c’est pourquoi il y a le carême. C’est le moment d’aborder le problème du mal de façon responsable, en cessant de penser que c’est surtout de la faute des autres, en acceptant de confronter sérieusement notre vie à l’appel de Dieu, en réalisant que ce n’est pas demain qu’il sera temps de nous convertir mais aujourd’hui.

homélie du 5e dimanche B, 5 février 2018

Quand Dieu Saut du Doubs invente de créer l’homme, il veut tout partager avec lui : il le crée à son image. Alors il le crée libre et avec un désir d’infini. Et à cet homme limité qui a un désir d’infini, il donne un mode d’emploi : assouvir ce désir par l’amour de Celui qui seul est infini : lui-même. Aimer Dieu, l’écouter, lui unir son cœur, voilà la clef du bonheur pour l’être humain.

homélie du 2e dimanche année B, 14 janvier 2018

Nous aurions Conques du profit à nous représenter l’état de la société au moment de la vocation de Samuel entendue dans la première lecture (1S 3). C’est une dure époque, où les prêtres de Dieu ne sont pas fidèles mais exploitent le peuple (1S 2). On a l’impression que Dieu est loin, ses manifestations sont rares (1S 3,1) et les gens se détourne de Dieu. À la lecture des textes on devine une indifférence religieuse d’au moins 20 ans (1S 7,2). Et quand les gens invoquent le Seigneur, c’est quand la société est dans l’impasse et c’est pour se servir de lui (épisode de l’utilisation de l’arche et de sa capture par les Philistins, 1S 4).

homélie de l’Épiphanie 2018

Les mages Laon, vitrail, détail, sont amenés à Jésus par leur études des astres. Ils ont compris que c’était l’heure de cette visite. Que c’était l’heure d’aimer. Ah si les horoscopes pouvaient dire aux gens la même chose ! Si au lieu de nous parler d’un avenir écrit quelque part ils nous parlaient du seul avenir véritable : celui qu’on invente en aimant, en se donnant soi-même !

homélie du jour de Noël 2017

Dieu Laon, vitrail de l’Apocalypse, avait un rêve pour l’être humain, celui de lui faire vivre une vie d’amour comme la sienne. Pour cela il le crée à son image, il le crée libre. Mais la liberté peut aussi être utilisée pour dire « non » au lieu de « oui ». Pour dire : je ne veux pas aimer, je ne veux pas vivre la dépendance que crée l’amour, je veux me construire mon univers à moi, être « comme des dieux » (Gn 3,5). Et c’est ce qui est arrivé. Et de là découlent les guerres, les trahisons, le mal sous toutes ses formes, qui détruit la vie, qui brise les personnes, qui cause tant de peine.

homélie du 3e dimanche de l’Avent B, 17 décembre 2017

Aujourd’hui Calvignac (Lot) c’est le dimanche du Gaudete, de la joie, et nous redécouvrons cette réalité fondamentale : nous sommes faits pour la joie. C’est Dieu qui a mis en nous le désir d’être comblés de joie. Quand on lit le récit de la création de l’homme et de la femme (Gn 2), on comprend que cette joie se trouve dans l’amitié avec Dieu, et dans la confiance avec laquelle on va dépendre de lui.