homélie du 27e dimanche C, 6 octobre 2019

Orcival Aujourd’hui les lectures nous parlent de la foi, du découragement, et de la grandeur de Dieu. Cela commence avec cette prière du prophète Habacuc, que nous avons sans doute faite nous aussi : « Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler, sans que tu entendes ? » (Ha 1,2) Comment vivre quand je suis là devant le Seigneur, que j’attends, que rien ne semble s’ouvrir ? Il n’y a que la foi.

homélie du 26e dimanche C, 29 septembre 2019

rue de Quito (Équateur) Sur quoi se guider pour faire des choix dans la vie ? On pourrait se guider sur une vague notion de solidarité ou d’égalité, mais il y a mieux : la mesure de nos choix est celle de la vie éternelle. La parabole du riche anonyme et du pauvre Lazare nous montre qu’on ne comprend pas bien sa vie si on n’y intègre pas le fait qu’on vivra éternellement après le passage de la mort. On ne comprend pas vraiment ses épreuves. On ne comprend pas non plus correctement ses réussites. On ne peut pas prendre de bonnes décisions si on ne regarde que cette vie-ci. On ne peut pas non plus construire une société bonne si on ne regarde que cette vie-ci. Ou alors on est condamné à faire la morale, comme c’est devenu la mode sur les médias sociaux ou officiels.

homélie du 24e dimanche C, 15 septembre 2019

Admirez ce beau pli! En nous parlant de la miséricorde, ces paraboles (Lc 15) nous parlent de Dieu et de son cœur. Un cœur qui éprouve de la joie quand un seul pécheur revient, quand quelqu’un qui est perdu est retrouvé. Et aussi un cœur qui éprouve la peine et l’inquiétude lorsque l’homme s’éloigne, se perd. L’homme n’imagine pas cette peine, il ne voit souvent que son intérêt. Alors il nous est bon de nous demander :

homélie du 23e dimanche C, 8 septembre 2019

Via Appia Qui est donc Jésus pour dire à la foule qui le suit et à nous : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple » (Lc 14,26) ? Qui peut parler ainsi sur la Terre ? Seulement un dangereux gourou mal intentionné, ou bien le véritable Fils de Dieu, Celui « par qui tout a été fait » (Credo), celui qui vient du Père et nous conduit à Lui. Jésus n’a jamais dit : asseyez-vous là, je vais vous dire que je suis le Fils de Dieu. Mais ce qu’il nous dit aujourd’hui, c’est tout comme. Et s’il nous parle ainsi, c’est qu’il a beaucoup à nous donner, c’est qu’il veut nous faire partager toutes ses richesses.

homélie du 22e dimanche C, 1er septembre 2019

Equateur, près de Tixan Jésus regarde comment nous vivons, à quoi nous utilisons le cœur qu’il nous a donné. Il remarque notre besoin de nous sentir supérieurs aux autres, un besoin qui se manifeste dans un orgueil explicite ou dans un orgueil caché : dans un orgueil explicite lorsque nous méprisons les autres, les regardons de haut, aimons étaler leurs défauts et nos réussites ; dans un orgueil caché lorsque nous nous dénigrons nous-mêmes, disant que nous sommes nuls, que nous ne valons rien, allant jusqu’à regretter ce que nous sommes, parce qu’en réalité nous regrettons de ne pas nous voir aussi élevés que nous le souhaiterions.

homélie du 21e dimanche C, 25 août 2019

porte étroite Jésus a beaucoup parlé de la vie éternelle, avec des images de grand banquet, ou simplement l’image du Royaume du Père. Sans doute aussi devait-il donner des avertissements aux gens pour qu’ils ne s’imaginent pas, comme on l’a chanté sans réfléchir, qu’« on ira tous au paradis ». Toujours est-il que quelqu’un vient demander à Jésus : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Et Jésus ne répond pas d’une façon statique, en disant : oui, il y en a peu ; ou non, il y en a beaucoup. Il répond d’une façon dynamique, en disant : « efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas ».

homélie du 17e dimanche C, 28 juillet 2019

Entre ciel et terre « Demandez, on vous donnera ! » Comme cette parole est source de lumière dans un cœur qui aime Dieu ! Et pourtant, quel risque de déception aussi, lorsque nous avons l’impression que le Seigneur ne donne pas ce que nous lui demandons.

Nous rencontrons parfois des personnes qui n’ont jamais vraiment fait attention à Dieu et qui suite à un malheur s’en détournent complètement. Elles n’ont jamais vraiment cheminé avec Dieu. Tout au plus, avec une image d’un dieu grand horloger qui se trouve pris en défaut.

Lac du Jura Aujourd’hui il y a beaucoup de propositions de méditation de toutes sortes où l’homme apprend à se mettre au centre de son attention. Il y a là une joie de découvrir les richesses de son propre être, mais assez vite on butte aussi devant sa pauvreté et un vide qui fait peur. C’est normal, nous sommes si limités, et en plus nous sommes blessés et pécheurs (c’est-à-dire que nous faisons le mal en y mettant une part de volonté). La joie de se découvrir soi-même ne peut durer que lorsqu’elle devient action de grâce envers Dieu qui nous a créés à son image. Ces richesses que nous apercevons en nous sont le cadeau d’amour qu’il nous a fait et qu’il renouvelle jour après jour. La vraie vie spirituelle est une mise en œuvre de cette révélation de Dieu à son peuple : « Écoute la voix du Seigneur ton Dieu, en observant ses commandements… Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. »

homélie du 14e dimanche C, 7 juillet 2019

Issoire Comment le Royaume de Dieu peut-il progresser dans un monde miné par le mal ? C’est bien la volonté de Dieu de faire triompher son Royaume dans ce contexte hostile. Alors le Fils de Dieu vient. Il affronte le mal sous toutes ses formes :
— il réconcilie les pécheurs avec le Père
— il guérit les malades
– il chasse la peur du cœur de l’homme (voir par exemple l’épisode de la tempête apaisée, ou celui de la marche sur les eaux)
– il demande d’aimer et de pardonner.

homélie du 13e dimanche C, 30 juin 2019

mosaïque de Sainte-Marie Majeure, Exode En cherchant ce qui pouvait unir les lectures de ce jour, j’en suis venu à cette idée : Dieu nous a fait le grand don de notre liberté. C’est lui qui nous l’a donnée. Nous ne sommes pas plus libre s’il y a moins de Dieu, mais au contraire, plus il est présent dans notre vie plus nous sommes libres. Il nous a donné cette liberté afin que nous puissions lui répondre par nous-mêmes, afin que nous puissions entrer dans l’alliance comme un vrai partenaire de Dieu. Il a voulu nous donner la joie de l’alliance, la joie d’être partenaire du Dieu de l’univers ! La joie de pouvoir nous saisir nous-mêmes et dire au Seigneur : je me donne à toi, parce que je veux t’aimer et que je t’aime déjà.

homélie de la fête du Saint-Sacrement, 23 juin 2019

Issoire Le Christ annonce le Royaume et il montre sa fécondité en nourrissant la foule avec seulement 5 pains et deux poissons. Bien que de nombreux interprètes présentent cet événement comme un simple moment de partage de pique-nique réussi, je ne pense pas que cette interprétation soit juste, car l’Évangile insiste justement sur l’action de Jésus et pas la disposition de cœur des participants. C’est Jésus et lui seul qui est capable de nourrir une foule à partir d’un manque de moyens humains. Ce manque est souligné dans la réponse d’impuissance des apôtres quand Jésus les enjoint de donner eux-mêmes à manger à la foule. Humainement c’est impossible, avec la meilleure volonté du monde, mais la présence du Seigneur Jésus qui annonce le règne de Dieu va changer la donne et tous furent rassasiés. « Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, ni le soleil ni la chaleur ne les accablera, puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. » (Ap 7,16 et Is 49,10).