homélie du 1er dimanche de carême C, 10 mars 2019

Le peuple attente hébreu devait offrir les prémices des récoltes pour se rappeler tout ce que Dieu avait fait pour lui. Nous venons à la messe pour nous rappeler que le Christ est vainqueur du mal. Et c’est si important de s’en rappeler aujourd’hui (voir l’homélie du mercredi des cendres ci-dessous). Pour affronter le mal, Jésus va vivre les tentations au désert (Lc 4). Il mène le combat spirituel, pour nous apprendre à mener le combat à sa suite. Jésus vit des manques, des manques de biens légitimes, résumés ici dans sa faim. Le diable lui suggère de se servir lui-même. Combien de fois ne sommes-nous pas tentés de ressasser nos manques et de soit gémir sans fin devant Dieu comme si un gémissement de plus le ferait fléchir enfin, soit nous contenter nous-mêmes en nous servant même des personnes pour combler nos manques ?

homélie du 8e dimanche C, 3 mars 2019

Cette semaine vocation j’ai été habité par le désir constant de vous faire part de cette grande nouvelle : nous sommes tant aimés par le Seigneur ! Ce n’est pas quelque chose d’abstrait, mais de très personnel, qui correspond à la manière dont nous sommes faits à l’intérieur.

homélie du 7e dimanche C, 24 février 2019

Aujourd’hui rizières_1 je voudrais vous faire comprendre un peu la puissance toute divine que le Christ nous invite à déployer contre le mal. Et soyons clairs tout de suite : si c’est une puissance divine, lui seul peut nous en donner la force.

homélie du 6e dimanche de l’année C, 17 février 2017

Tous Col du Rousset nous aspirons au bonheur. Si quelqu’un nous dit : ce que je veux, c’est être malheureux, nous lui dirons qu’il y a sûrement quelque chose qui ne va pas dans sa tête et qu’il devrait se faire soigner. Quand on est jeune on se demande comment réaliser son bonheur. Puis on s’installe un peu, et apparaît la crainte que le bonheur présent disparaisse, ou plus tard encore une résignation amère qu’il est déjà passé. Mais Dieu nous veut heureux constamment, et il a mis en nous le désir de bonheur comme un grand désir de lui, notre Père, comme une tête chercheuse pour le trouver lui.

homélie du 5e dimanche ordinaire, 10 février 2019

Pierre Basilique Saint-Paul-hors-les-murs, Rome, détail de la coupole connaît Jésus depuis un moment, depuis qu’André son frère l’a présenté à Jésus qu’il avait rencontré auprès de Jean-Baptiste dont il était disciple. Pierre a déjà vécu quelque temps dans l’orbite de Jésus, tout en continuant son métier de pêcheur, mais aujourd’hui est un jour particulier. Voilà le moment où Pierre devient disciple, où il est institué pêcheur d’hommes, et c’est le jour où il choisit de faire confiance et agit en ne se fiant pas du tout à ce qui est humainement prévisible, mais en se fiant uniquement à la parole du Seigneur : « avance au large et jetez vos filets pour la pêche ».

homélie du 3e dimanche C, 27 janvier 2019

L’évangile Quito, couvent San Francisco d’aujourd’hui sonne comme un roulement de tambour. Le Fils de Dieu fait irruption dans le quotidien du monde. On va le reconnaître par ce qu’il apporte, et que les prophètes avaient vu de loin : il apporte l’extraordinaire révélation de l’amour de Dieu, il l’apporte « dans la puissance de l’Esprit Saint », et « sa renommée se répand » (Lc 4,14).

homélie du 2e dimanche C, 20 janvier 2019

Pour forêt noire faire comprendre son amour à son peuple, Dieu avait souvent utilisé l’image du mariage : son engagement envers son peuple, c’était celui de l’époux envers son épouse. La joie de Dieu et des croyants, c’était celle des fiancés. (Is 62,5) Dieu avait montré de bonnes choses à son peuple tout au long de l’alliance avec Abraham, avec Moïse, avec les prophètes. Des choses qui préparaient la venue du Christ. Mais cette première alliance devait être dépassée, le processus de révélation de Dieu ne pouvait pas s’arrêter là. Cette première alliance était comme des noces, mais des noces où le vin vient à manquer.

homélie de la fête du baptême du Seigneur, 13 janvier 2019

Il y a quinze jour Esprit Saint nous avons entendu les anges annoncer aux bergers qu’un enfant était né pour être le sauveur (Lc 2,11), comme ils avaient dit à Joseph qu’il sauverait son peuple de ses péchés (Mt 1,21). Devant l’enfant Jésus, personne ne pouvait se douter de la façon dont ce salut viendrait. L’évangile de cette fin du temps de Noël nous transporte 30 ans plus tard, au premier geste public de cette action de sauveur : le baptême par Jean sur les bords du Jourdain. C’est là que Dieu commence à sauver son peuple de ses péchés. Et qu’est-ce que cela veut dire ?

homélie de la fête de la Sainte-Famille 2018

Lorsqu’on fait un sondage Totus Tuus, appartements pontificaux sur les valeurs des gens, la famille arrive très souvent en tête. Et pourtant, rarement comme de nos jours la famille a été soumise à des épreuves qui la menacent et risquent de la faire couler. Pourquoi alors défendre la famille contre tous les dangers ? Parce que — et c’est ainsi que je résumerai les lectures de ce jour — elle nous permet ni plus ni moins que de devenir quelqu’un, devant les hommes et devant Dieu, un protagoniste de l’avenir, un habitant du ciel.

homélie du 4e dimanche de l’Avent C, 23 décembre 2018

Peut-on connaître refuge la joie dans une situation difficile ? Aujourd’hui l’Écriture nous dit que oui. Elle nous montre la joie que procure la visite de Dieu, et que nous accueillons en nous élançant à la rencontre de notre prochain comme Marie va auprès d’Élisabeth. Tout cela au cœur de la situation de détresse sociale dans laquelle vient le Messie. Il ne faut pas attendre pour aimer.

homélie du 3e dimanche de l’Avent C, 16 décembre 2018

Il Millau, Notre-Dame du Sacré-Cœur m’arrive souvent de souhaiter à quelqu’un de connaître la paix et la joie. Saint Paul va beaucoup plus loin : il ne souhaite pas, il donne une injonction, comme si c’était une composante de la vie du chrétien : « soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : réjouissez-vous ! » (Ph 4,4)