Jésus te regarde et il t’aime

Binche, homélie des confirmations, 11 octobre 2015

Ce qui Calvignac (Lot) arrive à cet homme est vraiment tragique. C’est vraiment une bonne personne. Il est riche mais il ne vit pas de façon matérialiste. Il ne vient pas demander à Jésus ce qu’il faut faire pour trouver un métier où on gagne beaucoup d’argent, ni pour être envié par son voisin ; il vient demander ce qu’il doit faire pour avoir en héritage la vie éternelle. Il ne pense pas qu’à profiter de la vie et des biens matériels, il pense à l’essentiel, la vie éternelle, vers où la vie de tout le monde se dirige ! Et quand Jésus lui rappelle les commandements, nous découvrons tout étonnés qu’il les a gardés depuis sa jeunesse. Alors qu’il est riche, alors que nous voyons si souvent les gens riches être esclave des richesses au point de détourner de l’argent ou de frauder, au point d’asservir les autres avec leur argent ou de les écraser.

Lire la suite...

les divorcés remariés, prophètes de la fidélité

homélie du 27e dimanche B, 4 octobre 2015

Un rue de Quito (Équateur) professeur de religion demandait à ses élèves : de ces deux mariages, celui qui interdit le divorce et celui qui le permet, lequel des deux appartient au Nouveau Testament et lequel à l’Ancien ? Beaucoup ont répondu spontanément que sûrement le mariage qui prévoit la possibilité de divorcer vient du Nouveau Testament, car le Christ est bon, tolérant, humain. Nous qui avons lu l’évangile du jour (Mc 10,2-16), nous savons que c’est tout le contraire. Jésus se réfère au projet initial de Dieu, adapté par Moïse mais que lui vient restaurer dans ses possibilités originelles : une union de l’homme et de la femme que Dieu fait et que l’homme ne doit pas séparer (v.9) car ils sont devenus une seule chair (v.8).

Lire la suite...

être disciple sans «oui, mais»

homélie de la messe des étudiants, 30 novembre 2015

Quand éclipse de Lune nous ne comprenons pas tout de l’Évangile, il y a déjà assez pour nous avec ce que nous pouvons comprendre. Devant un tel texte (Lc 9,57-62), je me rappelle cette prière de frère Aloys de Taizé, où il disait à peu près : Seigneur, nous comprenons si peu de ta Parole, mais ton Esprit nous donne de repartir avec ce qu’il nous faut de nourriture.

Lire la suite...

les deux parties de l’Évangile

homélie du 25e dimanche A, 20 septembre 2015

Il y a deux côté sombre, côté clair parties dans la foi chrétienne, et elles sont indispensables toutes les deux. Dans la première partie, que j’appellerais l’évangile de la bonté, on voit Jésus venir à la rencontre de l’humanité souffrante en lui donnant un enseignement plein d’espérance, en lui montrant l’amour de Dieu qui guérit les malades, qui proclame la dignité humaine de la personne rejetée. Tout cela, les apôtres l’ont découvert avec émerveillement, et même si certaines choses les ont surpris, ils ont adhéré à cet évangile en quittant tout pour suivre Jésus. L’enseignement de Jésus et sa miséricorde pour les pauvres, les malades et les pécheurs nous rendent fiers nous aussi de nous réclamer de lui.

Lire la suite...

mari et femme, Christ et Église

homélie du 21e dimanche B, 23 août

L’Écriture Rome, Saint-Paul hors les murs... dedans nous parle de la vie de couple, et du don total de soi. Le don total de soi du Christ qui donne sa chair comme nourriture. Le don total du mari et de la femme, qui aboutit dans le sacrement de mariage, grand mystère qui donne à connaître l’union du Christ et de l’Église, une union qui ne se reprend jamais.

Lire la suite...

la foi

homélie du 19e dimanche B, 9 août 2015

Nous vocation poursuivons notre lecture du grand chapitre 6 de l’évangile selon saint Jean. Là où nous étions arrivés, Jésus s’était présenté comme celui qui peut combler la faim intérieure de l’être humain, dans une adhésion personnelle à lui : « celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim » (Jn 6,35). Maintenant les Juifs et nous avec eux se demandent : lui qui est un homme, pour qui se prend-il donc ? D’où lui viendrait une telle capacité de donner non seulement un enseignement et des exemples mais une vie qui viendrait de Dieu ? La réponse de Jésus nous laisse ébahis : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » (v.44)

Lire la suite...

à bas les amuse-gueule!

homélie du 18e dimanche B, 2 août 2015

Il y a patience en nous une grande faim de vie, qui nous pousse en avant et se traduit par la recherche d’expériences nouvelles. Ces expériences nous nourrissent quand elles nous permettent de rencontrer des personnes, de les rencontrer vraiment, mais dans les autres cas elles nous déçoivent, et nous croyons trouver la solution à notre faim dans des expériences toujours plus intenses, qui s’avèrent finalement toujours plus vides. Les uns courent dans les pays les plus lointain, recherchent la vitesse la plus folle, tandis que d’autres se lancent dans de nouvelles aventures amoureuses. Pour un temps.

Lire la suite...

Faut-il encore des bergers?

homélie du 16e dimanche B, 19 juillet 2015

L’Évangile tapis nous présente une humanité qui a besoin de bergers. C’est tellement décalé par rapport aux attentes de notre époque, où on ne pense pas que les responsables politiques doivent être des bergers, où on veut plutôt des gestionnaires, des gens qui font en sorte qu’on ait le moins de contraintes possibles, qui conduisent la société pour que celle-ci soit toujours plus à notre service. Quant à être guidé, on veut être son seul guide. Et qu’importe le chemin pris du moment qu’on l’a choisi soi-même. Il y a peu de place pour des conseils à recevoir et à donner : chacun sa route, chacun son chemin. C’est comme ça pour les responsables politiques, et cela tend à l’être aussi pour les responsables ecclésiaux. Nous faisons le tri de ce que nous aimons entendre de la part du pape ou de l’évêque ou du prêtre, mais qui le prend vraiment comme guide ?

Lire la suite...

Confiance, Dieu est là!

homélie du 12e dimanche B, 21 juin 2015

« Maître, nous Pyrénées sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Ce qui est arrivé aux apôtres embarqués avec Jésus sur la mer de Galilée est emblématique de la vie de foi. La vie nous conduit parfois dans une situation dramatique où nous nous disons : nous sommes perdus. Nous voilà jetés dans le désarroi, avec le sentiment que Dieu n’est plus là ou qu’il ne fait rien. Parfois c’est un événement qui survient, parfois c’est plutôt la lassitude, le doute, la perte de sens. Ça arrive dans la vie d’un prête ou d’une religieuse et c’est spécialement douloureux car ils ont tout misé sur Dieu. Ça arrive dans toute vie, un jour ou l’autre, plus ou moins fort.

Lire la suite...

Oser compter sur les moyens du Royaume

homélie du 11e dimanche B

On peut se demander Passage où va le monde et quelles sont les forces qui l’entraînent. Chacun essaie d’organiser sa vie selon les valeurs qui lui paraissent les meilleures. C’est le mieux lorsque ces valeurs sont celles qui viennent de l’Évangile. Mais nos sociétés, le monde en général, se laissent-ils guider par ces valeurs ? Devant le pouvoir de l’argent, de la vanité, de l’exploitation sexuelle, les valeurs de l’Évangile semblent bien petites et bien peu efficaces.

Lire la suite...

côtoyer l’amour qui va jusqu’au bout

homélie de la fête du Saint-Sacrement, 7 juin 2015

Il n’est pas rare Bourges, vitrail du mystère pascal de rencontrer une mère, un père qui donneraient assez spontanément leur vie pour leur enfant en danger. C’est la manifestation d’un amour très fort, qui impressionne. Un jour qu’il méditait sur ce que le Christ a fait dans sa passion saint Paul s’exclame : « Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs. » (Rm 5,6-8). Ce constat d’amour de Dieu que fait saint Paul, plus grand encore que l’amour des parents pour leur enfant, nous donne la clef de ce que nous célébrons aujourd’hui dans la fête du Corps et du Sang du Christ, la fête du Saint-Sacrement.

Lire la suite...