espérant au milieu du mal
homélie du 23e dimanche A, 10 septembre 2017
Dans un monde{joomplu:206} où le mal se fait et nous atteint, nous pourrions entrer dans le repli sur notre petit espace sécurisé, ou bien dans une attitude de représailles qui cherche à faire payer le coupable au maximum. À rebours de ces attitudes, Dieu nous demande de devenir un guetteur, quelqu’un qui avertit le pécheur, non pour sermonner les gens et devenir donneur de leçon, mais pour que le salut arrive aussi à celui qui agit mal. Car le péché fait mourir et Dieu ne veut pas la mort du méchant mais qu’il vive.
être guidé par un homme
homélie du 21e dimanche A, 27 août 2017
Aujourd’hui{joomplu:159} Dieu nous propose de recevoir un vrai chef qui nous conduira dans la lumière du Seigneur, qui sera un père pour nous. C’est ce qu’il voulait pour son peuple à l’époque d’Isaïe (Is 22,21). C’est ce que le Christ veut en donnant une structure hiérarchique à son Église, en disant à Pierre — qu’il avait lui-même nommé ainsi (Mc 3,16 ; Jn 1,42) : sur cette pierre que tu es, je bâtirai mon Église. Comme il lui dira aussi à l’heure de sa passion : « quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Lc 22,32). Et après la résurrection : « sois le berger de mes brebis » (Jn 21,16).
trouver le trésor de sa vie
homélie du 17e dimanche A, 30 juillet 2017
Quel{joomplu:540} est votre plus grand désir ? Pas toujours facile de répondre à cette question… Salomon a pu répondre sans détour à Dieu qui le lui demandait. Cela témoigne chez lui d’un contact non pas avec l’immédiat, les couches extérieures de l’existence, mais avec le plus profond de lui-même. Et Que demande-t-il ? Un trésor particulier, qui est très proche du trésor du Royaume de Dieu que Jésus inaugure. Il demande un cœur attentif, afin de savoir discerner le bien du mal et bien gouverner le peuple qui lui est confié. Ce n’est pas ce que l’on demande d’habitude, et Dieu le lui fait bien remarquer : tu n’as pas demandé de longs jours, ni la richesse, ni la disparition des tes ennemis.
l’ennemi, et sa défaite
homélie du 16e dimanche A
Cette{joomplu:85} parabole (Mt 13,24-43) est très éclairante sur la coexistence du mal et du Royaume que nous voyons dans le monde d’aujourd’hui et de toujours. (v.27) « Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’ » Cela nous rappelle l’exclamation de Dieu quand il crée le monde : « Et Dieu vit que cela était bon » (Gn 1). Dieu crée un monde beau et bon ; beaucoup de choses nous poussent à en douter, mais c’est une affirmation fondamentale pour tout être : de chacun, Dieu voit qu’il est bon.
l’histoire a un sens
homélie du 15e dimanche A, 16 juillet 2017
En méditant{joomplu:177} sur les textes du jour, j’ai été frappé par le grand décor que saint Paul donne à notre vie, avec d’une part, « l’esclavage de la dégradation », d’autre part « la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Rm 8,21). Dimanche passé il avait déjà évoqué deux grandes façons de vivre : pour mourir ou pour vivre. Et en confrontant cela avec l’évangile du semeur et des terrains, je me dis que nos choix déposent toujours en nous une part de vie ou de mort. C’est la grandeur de notre liberté, cette liberté que Dieu nous a donnée pour aimer, mais que nous pouvons aussi utiliser pour nous égarer et blesser les autres.
Le Christ nous donne l’inaccessible
homélie du 14e dimanche A, 9 juillet 2017
Jésus{joomplu:542} a-t-il ouvert une agence de vacances, quand il dit : venez à moi, vous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos ? (Mt 11,28) Nous savons bien que non, mais il reste en nous un danger de croire que la foi, la prière sont une assurance contre toutes les peines et difficultés. Quand je lis « le Seigneur redresse tous les accablés » (Ps 144,14) j’en conclus un peu vite que je ne devrais plus être accablé. Et finalement je sors de la foi chrétienne, car celle-ci n’est pas une croyance en un Dieu magicien qui empêche que quelque chose de fâcheux nous arrive.
apôtres de la Vie
homélie de la fête de saint Pierre et saint Paul, Institut de théologie, juin 2017
Il n’y a pas{joomplu:204} de disciples que l’on fête avec cette intensité de la fête d’aujourd’hui, hormis la Vierge Marie et saint Jean-Baptiste. Pierre et Paul ont été témoins du Christ, de toute son œuvre, de l’offrande qu’il a faite de sa vie, de sa résurrection par le Père. Ils ont été propagateurs de son règne, afin que de proche en proche tous les hommes puissent avoir accès à lui, le connaître, l’aimer, accueillir son salut.
pauvre pour vivre par le Christ
homélie de la fête du Saint-Sacrement
On dit{joomplu:5} souvent que quand le Seigneur s’approche de nous, il nous fait éprouver la joie, l’enthousiasme que donnent son amour. Ce n’est pas faux, mais nous apprenons aujourd’hui que comme pour les Hébreux au désert il nous fait aussi éprouver la pauvreté et le sentiment d’abandon. Et pourquoi son chemin passe-t-il par là ? « Pour, dit-il, que tu saches que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur » (Dt 8,3).
Ne pas laisser ignorer l’amour de Dieu
homélie de la Pentecôte
Si{joomplu:142} nous sommes ici ce ce matin, c’est parce qu’il y a eu cet événement raconté dans l’évangile d’aujourd’hui : après sa mise au tombeau, Jésus se montre vivant, avec les marques des plaies de sa passion, au milieu de ses disciples, et il leur donne l’Esprit Saint pour les envoyer en mission. S’il n’y avait pas eu ce don de l’Esprit Saint, s’il n’y avait pas eu cet envoi en mission, nous serions encore en train d’adorer les dieux celtes ou romains, ou la lune et le soleil, et nous ne connaîtrions rien de ce Dieu qui aime les êtres humains et qui veut les tirer des chaînes du mal.
l’intimité dont nous avons besoin
homélie du 5e dimanche de Pâques, 14 mai 2017
Quand{joomplu:535} un enfant se fait un bobo, quel est le remède le plus puissant ? Un câlin, sentir qu’on est proche, abrité, qu’on compte pour quelqu’un… Plus tard, on ne voudra plus de câlin, mais on cherche toujours à être aimé, et une grande question de l’adolescence devient : qui m’aimera ?
Pâques 2017
homélie du jours de Pâques
Aujourd’hui{joomplu:534} nous fêtons la victoire de l’amour, de l’amour de Dieu qui par la passion s’est rendu capable de saisir tous les hommes, d’aller à la rencontre du plus pécheur, de celui qui est dans la situation la plus désespérante. Cet amour dont la résurrection manifeste la victoire nous attire à la lumière. Et pour comprendre cela nous pourrions par exemple accompagner saint Pierre en ce matin de Pâques.