l’avantage de la foi
homélie de l’Ascension 2018
Nous souffrons{joomplu:162} parfois de ne pas pouvoir montrer Celui en qui nous croyons. Le montrer à ceux qui pensent que notre foi c’est une crédulité qui nous fait gober des choses absurdes. Le montrer à notre cœur aussi, lorsqu’il doute ou est découragé. Cette fête de l’Ascension vient nous fortifier : c’est dans notre intérêt qu’Il est parti, notre Christ bien-aimé. Il n’a pas quitté cette Terre pour nous compliquer la vie, mais pour nous permettre de vivre de l’Esprit Saint. « Il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai. » (Jn 16,7)
l’amour de Dieu et comment en vivre
homélie du 6e dimanche de Pâques, confirmations à Mons
Est-ce que vous pensez{joomplu:412} que Dieu vous aime un peu, beaucoup, passionnément? Eh bien c’est plus encore : il vous aime d’une façon vitale. Chacun de vous est vital pour lui. Parce qu’il s’est tellement engagé pour nous. Aujourd’hui nous l’entendons dire : «je vous aime aussi fort que le Père m’aime» (Jn 15,9). Tu comptes tellement pour moi que je donne ma vie pour te rejoindre. «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime».
La sève, c’est l’Esprit Saint
homélie du 5e dimanche de Pâques, confirmations à Dour
L’évangile{joomplu:389} raconte le moment où Jésus donne ses derniers conseils à ses apôtres. Bientôt il sera arrêté et mis à mort. Et puis il se relèvera d’entre les morts. Avant tout cela, il veut leur apprendre comment continuer à vivre avec lui. Ces conseils sont très bons pour nous aussi qui devons vivre dans la situation des apôtres après l’Ascension : Jésus est là, mais on ne peut plus le toucher, vérifier que c’est lui par les marques de sa Passion, l’inviter à goûter.
Les premiers pas de l’Église
homélie du 3e dimanche de Pâques, 15 avril 2018
Dans{joomplu:153} cette rencontre de Jésus et des apôtres, nous assistons aux premières heures de l’Église. C’est l’Église toute fraîche, qui nous montre quelques unes de ses principales caractéristiques. D’abord, son centre, son cœur : le Christ vivant, le Christ ressuscité, que l’on peut rencontrer. C’est une grande originalité du christianisme : le Fils de Dieu, Jésus le Christ, lui par qui tout l’univers a été fait, on peut le rencontrer. Pas seulement entendre parler de lui ou penser à lui, mais le rencontrer vraiment. Les apôtres avaient entendu dire que Jésus était vivant alors qu’on l’avait mis au tombeau, mais ils ne s’attendaient pas à une vraie rencontre : ils ont d’abord pensé voir un esprit, un fantôme, et ça leur a donné une peur bleue. Jésus doit les rassurer, leur donner sa paix, leur dire de le toucher pour qu’ils se rendent compte que c’est lui, qui est bien réellement vivant. La résurrection du Christ, ce n’est pas seulement Jésus vivant dans le souvenir des apôtres. C’est la rencontre incroyable de quelqu’un qui était mort et qui ne l’est plus. Voilà ce que chaque communauté chrétienne propose au monde aujourd’hui. Nous croyons que Jésus vit, que son amour nous porte, que nous ne sommes jamais seuls. Nous voulons nous encourager les uns les autres dans cette espérance. Nous cherchons Jésus dans l’eucharistie comme les disciples d’Emmaüs l’ont rencontré il y a presque 2000 ans.
vivre autrement
homélie du dimanche de la Miséricorde, 2e dimanche de Pâques 2018
Nous avons découvert{joomplu:35} dans la vie de la première communauté chrétienne un style de vie selon des standards très nouveaux : au lieu des jalousies, des divisions et suspicions, l’unanimité, « un seul cœur et une seule âme » ; au lieu de l’amour de l’argent, de la dureté dans les héritages, de la recherche du profit maximal, « ils avaient tout en commun » et « personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre » (Ac 4,33).
Qu’est-ce qui a fait reflué les forces de division, de comparaison, d’envie, et celles de l’avarice, de la peur de manquer, de l’appât du gain, de l’amour de l’argent ? Ce n’est pas le désir de vivre selon des valeurs de partage et de bienveillance. Car jamais cela n’a suffit à enrayer les « tendances égoïstes de la chair », les forces de repli sur soi et ses propres intérêts. Ce qui a changé la façon de vivre, c’est l’irruption d’une réalité nouvelle : le Christ est ressuscité et notre vie peut prendre le même chemin. Déjà elle est cachée avec le Christ en Dieu (Col 3,3). Notre vie prend une dimension toute autre, elle n’est plus soumise à la peur de la mort, à la peur de manquer, de ne pas être aimé, de ne rien valoir.
la victoire du Crucifié
homélie de la Veillée pascale 2018
Quand Dieu se révèle{joomplu:187}, il n’envoie pas un livre du haut du ciel, comme si la Bible avait été dictée par un ange. Quand Dieu se révèle, il choisit un peuple pour vivre une histoire avec lui, une histoire d’amour. Et pour que cette histoire puisse englober par contagion tous les peuples de la terre, comme nous ce soir. C’est ce que vous venez d’entendre : le Dieu qui a inventé tout ce qui existe, celui qui a pensé au big-bang, aux galaxies immenses et aux trous noirs inouïs, il est Dieu qui parle avec Abraham et arrache ses descendants à l’esclavage en Égypte, pour en faire son peuple, sa bien-aimée, sa fiancée à qui il va parler cœur à cœur, à qui il va donner un cœur nouveau.
Pourquoi le Christ doit-il donner sa vie pour nous ?
Homélie du dimanche des Rameaux, 25 mars 2018
Jésus{joomplu:96} n’est pas mort dans un attentat, ni victime d’un complot politico-religieux. Il est mort parce qu’il a choisi de donner sa vie, selon la volonté du Père qui nous aime tant. Et pourquoi cela a-t-il dû se passer ainsi ?
Jésus avait commencé son ministère en disant : « le Royaume de Dieu s’est approché, convertissez-vous ! » Il avait dit, en substance : ouvrez vos cœurs les uns aux autres, cessez de vivre pour l’argent, cessez de ne regarder que la vie matérielle, pensez à vos âmes, à votre destinée éternelle ! (Mt 13,40 ; Lc 12,16 et bien d’autres passages)
les choix lumineux du Christ
homélie du 5e dimanche de carême, 18 mars 2018
C’est bientôt Pâques{joomplu:199}. Nous sommes mis devant le désir de Dieu de tisser entre l’humanité et lui une alliance que le prince de ce monde ne pourra plus distendre ni défigurer (Jr 31,33 ; Jn 12,31). Il y a tant de caricatures de Dieu qui ont cours, élaborées par l’ignorance des hommes ou le désir de l’adversaire de pervertir la trace du Père dans le cœur de ses créatures. Parfois même des chrétiens prennent ces caricatures comme la vraie religion et ils proposent un système qui n’a plus grand-chose à voir avec le Christ.
Quand Dieu vient, c’est l’amour ou le rejet
homélie du 4e dimanche de carême, 11 mars 2018
Quand Dieu parle{joomplu:373} avec l’humanité, il lui fait une déclaration d’amour. C’est cela, l’alliance : une déclaration d’amour de notre Créateur. Cela a un côté enthousiasmant : le Dieu qui est l’auteur de tout, qui a inventé le big-bang et les centaines de milliards de galaxies, celui qui est l’origine de l’infiniment grand comme de l’infiniment petit, il m’aime, il me regarde, je compte pour lui. Assez vite, je me rends compte que s’il s’agit d’une déclaration d’amour, il y a une question qui me sollicite : qu’est-ce que je vais répondre à cet amour ?
le carême, temps de réveil
homélie du 1er dimanche de carême, 18 février 2018
L’être humain{joomplu:9} butte sur le mal dans le monde. Et c’est pourquoi il y a le carême. C’est le moment d’aborder le problème du mal de façon responsable, en cessant de penser que c’est surtout de la faute des autres, en acceptant de confronter sérieusement notre vie à l’appel de Dieu, en réalisant que ce n’est pas demain qu’il sera temps de nous convertir mais aujourd’hui.
Délivre-nous du mal!
homélie du 5e dimanche B, 5 février 2018
Quand Dieu{joomplu:19} invente de créer l’homme, il veut tout partager avec lui : il le crée à son image. Alors il le crée libre et avec un désir d’infini. Et à cet homme limité qui a un désir d’infini, il donne un mode d’emploi : assouvir ce désir par l’amour de Celui qui seul est infini : lui-même. Aimer Dieu, l’écouter, lui unir son cœur, voilà la clef du bonheur pour l’être humain.