la foi et la victoire sur la mort
homélie du 5e dimanche de carême A, 2 avril 2017
La mort{joomplu:44} nous bouleverse. La mort d’un proche aimé est une des choses les plus terribles qui arrivent dans une existence. L’évangile aujourd’hui nous aide à comprendre comment Dieu se rend présent à nos côtés et ouvre un chemin de vie.
Garde-moi de refuser la lumière !
homélie du 4e dimanche de carême
En ces jours{joomplu:155} où la lumière du printemps nous réjouit, Jésus se présente comme lumière. « Je suis la lumière du monde » (Jn 9,5). Comme elle est désirable, cette lumière ! Pourtant, aussitôt Jésus précise qu’elle doit se frayer un chemin dans les ténèbres. Et on aura même l’impression que les ténèbres vont l’emporter sur lui : « la nuit vient où personne ne pourra plus travailler aux œuvres de celui qui m’a envoyé » (v.4).
Amis de Celui qui donne la vie
homélie du 2e dimanche de carême A, 12 mars 2017
Il y a{joomplu:373} en nous une aspiration profonde à la vie. Elle nous a fait traverser toutes les étapes de notre développement avant la naissance, elle nous a fait pousser notre premier cri, décocher notre premier sourire, surmonter toutes les difficultés de l’apprentissage et des relations jusqu’à faire de nous une femme, un homme capable d’aimer.
« Tu ne l’as pas volée, je te la donne »
homélie du 7e dimanche A, 19 février 2017
Jésus{joomplu:44}, le Christ, vient comme sauveur. Il sait qu’il se trouve dans un monde où des hommes méprisent d’autres hommes, les exploitent, les rejettent ou veulent se venger d’eux. Le Seigneur est venu dans notre monde où certains se positionnent comme nos ennemis, et où nous devenons aussi les adversaires d’autres hommes.
le grand Nazareth de la culture occidentale
homélie de la messe des étudiants, 1er février 2017
Cela{joomplu:39} m’arrive souvent de me dire : ah, si je pouvais faire des miracles comme Jésus, je ramènerais tant de gens à la foi ! Voyant tous ces signes, ils ne diraient plus : Dieu n’existe pas, ou en tout cas il ne compte pas et il est même dangereux. Mais dans l’évangile aujourd’hui (Mc 6,1-6) je constate que les miracles n’ouvrent pas les cœurs fermés. Jésus vient dans « sa patrie », et les gens disent : mais on le connaît déjà ; qu’est-ce que c’est toutes ces nouvelles choses qu’il apporte ? Nous savons bien qu’il est un homme ordinaire et qu’il n’y a rien à attendre de lui…
les clefs de la réussite avec Dieu
homélie du 4e dimanche A, 29 janvier 2017
Quand{joomplu:175} nous entendons dire que Dieu ne veut que notre bonheur, que la preuve c’est ce passage de l’évangile où Jésus dit 8 fois « heureux », nous avons tendance à penser : oui, mais est-ce que ça ne fait pas un peu bisounours, tout ça ? Ce fameux bonheur de la foi, n’est-ce pas un truc plaqué sur nos difficultés ? Une petite distraction pour mystique rêveur ? Mais moi, quand il y a des problèmes à la maison ou à l’école, quand je suis broyé par la jalousie, par les médisances, quand les gens injustes ou manipulateurs semblent triompher, comment puis-je croire à tout ça ? Et pourtant, mes protestations elles-mêmes me disent que je suis fait pour être heureux.
sortons de nous-mêmes pour entrer dans sa joie !
homélie de l’Épiphanie 2017
Comment{joomplu:533} vient-on à Dieu ? Comment le découvre-t-on ? Il y a tant de chemins selon les personnalités, les histoires et les situations de chacun. Il y a le chemin de Marie, celui de Joseph, celui des bergers surpris dans leurs champs. Aujourd’hui la liturgie nous fait regarder le chemin des mages. Ils viennent à Dieu à partir de ce qu’ils connaissent, l’observation des astres, l’interprétation des signes du ciel. Ils ont pu se mettre en mouvement parce qu’ils sont des chercheurs, des gens qui ne se contentent pas d’une vision superficielle pour passer ensuite à autre chose. Ils voulaient approfondir, creuser ce qu’ils pressentaient de grand, sans se dire : cette question est trop difficile, remettons-la à plus tard. Les mages nous apprennent à creuser les grandes intuitions, sans nous laisser divertir par une vie trépidante.
quand Dieu appelle tout de nous
homélie de sainte Marie mère de Dieu, Igny, 1er janvier 2017
Les{joomplu:531} bergers découvrent dans la mangeoire de Bethléem le Messie sauveur annoncé par les anges, mais ils sont loin de se douter que celui qu’ils saluent entre Marie et Joseph est Dieu lui-même, comme le comprendront peu à peu les apôtres. Dieu n’a pas simplement suscité un envoyé, un prophète spécialement grand, mais il a franchi ce pas inouï que nous ne finirons jamais de scruter : Dieu s’est fait homme, le Créateur s’est fait la créature, et en même temps nous avons découvert les personnes qui vivent en Dieu depuis avant que le temps n’existe : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
la source de la paix
homélie de Noël 2016
Le cœur{joomplu:530} de chaque être humain cherche la paix. Il ne le sait pas toujours alors il s’agite, il tente de dominer, de posséder, ou de fuir dans des mondes artificiels. La plupart du mal qui se fait est causé par la recherche d’un bien. Cela peut arriver de vouloir faire le mal parce que c’est le mal, mais c’est assez rare. Les guerres dans les familles, toutes les guerres dans le monde sont allumées par des gens qui cherchent la paix et le bonheur à travers des biens trompeurs.
et Tu viens sans demander notre avis
homélie du 4e dimanche de l’Avent, 18 décembre 2016
Quand{joomplu:169} Dieu, voyant les difficultés dans lesquelles l’homme se débat, se propose de venir à son aide, la tentation première de l’homme est de vouloir se débrouiller par soi-même, sans sauveur, sans accepter de dépendre de Dieu. On le voit aujourd’hui dans la réaction d’Acaz : « non je ne demanderai pas de signe ! » (Is 7,12). On pourrait penser que cette réaction manifeste la grandeur de l’homme, à qui Dieu a donné une intelligence et une liberté pour qu’il soit le « père de ses actes », qu’il agisse de façon responsable. Mais en fait l’attitude de celui qui refuse un sauveur est comparable à l’entêtement de celui qui préfère rester dans une citerne plutôt que d’accepter qu’on lui tende une échelle.
Quand vient le doute
homélie du 3e dimanche de l’Avent, 11 décembre 2016
Comme{joomplu:41} nous pouvons parfois nous sentir proches de Jean-Baptiste ! Jean croit en Jésus, il a même vécu pour l’annoncer, mais Jésus agit tellement différemment de ce à quoi il s’attend. Est-il bien le Messie, celui qui agit si doucement, si discrètement, alors qu’il s’attendait à un Sauveur efficace à qui aucun homme double n’échapperait. Est-il bien le Messie, puisqu’il se retrouve en prison pour avoir dénoncé l’injustice, sans perspective d’en sortir ? Est-il bien le Messie si l’injuste triomphe du juste ? Jean sûrement ne comprend pas la façon d’agir du Christ.