Le grand choix de la vie
homélie du 5e dimanche de Pâques C, 19 mai 2019
Un chrétien{joomplu:541} ne pense pas qu’à la réussite de ses affaires, il pense à la réussite des affaires du Seigneur, du Royaume de Dieu. Et pas seulement s’il lui reste du temps ou de l’argent une fois qu’il s’est assuré le confort. Sa première préoccupation ne devrait pas être pour lui, mais pour le Seigneur : Père, que ton Nom soit sanctifié, que ton règne vienne ! C’est ainsi que le Christ nous a appris a prier. C’est ainsi qu’il a vécu, cherchant à « glorifier » son Père, à le faire connaître en vérité, à nous donner une image parfaite de Lui malgré les oppositions de l’opinion publique.
l’aventure de la foi et ses défis
homélie du 4e dimanche de Pâques C, 12 mai 2019
L’aventure{joomplu:157} de la foi est à la fois extraordinaire et pleine de combats. Elle est merveilleuse car elle nous fait savoir qu’il y a un Dieu, qui nous regarde avec amour, chacun personnellement. Nous comptons pour Dieu, et ça serait bien que ce soir chacun, seul au milieu de son lit, se dise : je suis là et je compte pour Dieu. La foi nous apprend aussi que nous pouvons revenir au Seigneur si nous nous sommes égarés : il a tout fait pour nous rejoindre quelle que soit notre vie. Enfin, la foi nous présente un Dieu si beau, si désirable que tous nos désirs terrestres ne sont que de pâles reflets de notre désir de Lui quand nous le verrons tel qu’il est.
«Le Seigneur soit avec vous»
homélie du 3e dimanche de Pâques C, 5 mai 2019
Cet épisode{joomplu:6} de pêche ratée qui se termine par une rencontre de Jésus ressuscité me fait penser que le Seigneur nous visite dans notre vie quotidienne et même plus particulièrement dans nos échecs, dans ce qui ne va pas. D’ailleurs beaucoup de personnes disent : je n’ai pas besoin de Dieu, je me débrouille tout seul, ça va bien ainsi. C’est souvent quand les épreuves de la vie nous dépouillent et nous forcent à l’humilité que nous finissons par choisir de faire une place à Dieu. C’est bon de considérer ainsi les épreuves de la vie.
à la suite des apôtres
homélie du 2e dimanche de Pâques, 28 avril 2019
Jésus n’a rien écrit,{joomplu:413} mais il a formé des disciples, il les a initiés à la vie en groupe, en communauté. Et ces disciples ont eux-mêmes parcouru le monde pour fonder sur leur passage des communautés où on apprenait à connaître le Christ et à garder ses commandements.
Si nous connaissons l’Évangile, c’est parce que jusqu’à nous il y a eu une succession de communautés, qui priaient ensemble, qui écoutaient ensemble la Parole de Dieu et qui adoptaient un style de vie différent, conforme à l’enseignement de l’Évangile. Nous aussi, nous formons une communauté chrétienne au milieu de ces villages, et je suis convaincu que beaucoup de personnes dans nos quartiers sont appelées à connaître le Christ et à l’aimer grâce au témoignage de notre communauté. C’est normal qu’il se passe comme on disait dans les Actes des apôtres au sujet de la première communauté chrétienne : « personne n’osait se joindre à eux ; cependant tout le peuple faisait leur éloge ; de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur » (Ac 5,13-14).
Renouvelés par la foi
homélie de Pâques 2019
Voilà{joomplu:187} comment commence la prise de conscience de la résurrection du Seigneur (Lc 24,1-12). La résurrection du Christ, les apôtres iront l’annoncer jusque très loin de chez eux, dans des cultures très différentes de leur culture d’origine. Chez nous, on connaît mal la diffusion du christianisme vers l’est, jusqu’en Inde, sous l’impulsion de l’apôtre Thomas, mais on est documenté depuis des siècles sur la diffusion du christianisme vers l’ouest, y compris la présence de saint Pierre à Rome. Il ira jusqu’à donner sa vie par fidélité au Christ ressuscité. Mais pour le moment, cela commence en mode mineur : ce que les femmes racontent au sujet de la résurrection sont des « propos délirants », et Pierre rentre perplexe à la maison.
Libérés par l’amour
homélie du 5e dimanche de carême C, 7 avril 2019
Par la bouche{joomplu:377} du prophète Isaïe (Is 43,16-21), Dieu annonce du nouveau, une restauration du monde plus grande que la sortie d’Égypte à travers la mer dont le peuple continuait de faire mémoire. Quelle est cette libération plus forte que l’Exode, que le Seigneur prépare pour bientôt ? Comment serons-nous libérés du mal que nous faisons et de celui qu’on nous fait ? La société aujourd’hui est très dubitative à ce sujet. Le choix qui avait été fait de minimiser le mal pour ne pas avoir à porter de condamnation, de dire : tout est permis… ce choix vient butter contre toutes les formes d’abus que l’on dénonce et que l’on traque de plus en plus finement. Ainsi l’humanité se divise à nouveau entre accusateurs et accusés, tandis que les médias jouent le rôle de pilori moderne. Avec cela nous ne sommes pas libérés du mal, et nous croyons qu’il n’est que chez les autres jusqu’au jour où nous le découvrons en nous aussi.
Soigner notre cœur
homélie du 3e dimanche de carême, 24 mars 2019
« Qu’est-ce{joomplu:386} que j’ai fait au bon Dieu pour qu’il m’arrive cela ? » On entend encore souvent cette réaction. Ou bien, de quelqu’un qui souffre : « il n’a pas mérité cela ». C’est une réaction naturelle en nous, un vieux fond païen : quand survient un malheur, une solution est de l’interpréter comme une punition divine. Aujourd’hui Jésus écarte cette vision de la vie et de Dieu : « Pensez-vous ? Eh bien je vous dis : pas du tout ! » (Lc 13) Les malheurs de la vie ne sont pas des punitions de Dieu. Pourtant Dieu peut nous parler à cette occasion, et Jésus le relève aussitôt : « mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même ».
Être ami de celui qui est la lumière du monde
homélie du 2e dimanche de carême, 17 mars 2019
Par{joomplu:379} cet évangile nous plongeons au cœur du drame de la vie de Jésus, nous sommes au pied de sa montée tragique à Jérusalem. C’est l’occasion de méditer sur la visite du Seigneur dans les drames de nos vies.
Nous sommes dans un contexte difficile, où Jésus apprend à ses disciples que pour le suivre il faut porter sa croix chaque jour. On peut s’étonner que le pèlerinage de la foi soit un chemin qui présente des difficultés. Mais le chemin de la lumière au milieu du monde est escarpé au milieu des embûches de satan et de notre tendance au découragement.
Tentés comme le Christ, fermes comme le Christ
homélie du 1er dimanche de carême C, 10 mars 2019
Le peuple{joomplu:189} hébreu devait offrir les prémices des récoltes pour se rappeler tout ce que Dieu avait fait pour lui. Nous venons à la messe pour nous rappeler que le Christ est vainqueur du mal. Et c’est si important de s’en rappeler aujourd’hui (voir l’homélie du mercredi des cendres ci-dessous). Pour affronter le mal, Jésus va vivre les tentations au désert (Lc 4). Il mène le combat spirituel, pour nous apprendre à mener le combat à sa suite. Jésus vit des manques, des manques de biens légitimes, résumés ici dans sa faim. Le diable lui suggère de se servir lui-même. Combien de fois ne sommes-nous pas tentés de ressasser nos manques et de soit gémir sans fin devant Dieu comme si un gémissement de plus le ferait fléchir enfin, soit nous contenter nous-mêmes en nous servant même des personnes pour combler nos manques ?
Un carême pour aimer comme Dieu
homélie du mercredi des cendres 2019
Pour nous{joomplu:92} souhaiter une bonne entrée en carême, les médias nous gavent des péchés de quelques hommes d’Église. C’est une nouvelle croix pour tous les croyants. Il ne faut pas que nous imitions leur façon de juger et de jeter le trouble. Et en même temps elle est très grave, la chute de celui à qui est confié le ministère de la sanctification, à qui il est demandé de donner Dieu. C’est le pasteur qui dévore ses brebis, comme déjà le prophète Ézéchiel l’avait dénoncé.
Être tant aimé, cela change tout !
homélie du 8e dimanche C, 3 mars 2019
Cette semaine{joomplu:372} j’ai été habité par le désir constant de vous faire part de cette grande nouvelle : nous sommes tant aimés par le Seigneur ! Ce n’est pas quelque chose d’abstrait, mais de très personnel, qui correspond à la manière dont nous sommes faits à l’intérieur.